Lieu : Bouverie - Horaires

"Les cyclos de Charlieu" ne sont pas une association, ni un club sportif. Ils existent pourtant depuis plus de 50 ans.

Ceux d'aujourd'hui ont peu à peu pris la place. Ce sont des mordus de vélo, indépendants, qui aiment
rouler ensemble
pour le plaisir de pratiquer les routes autour de CHARLIEU. Tout amateur peut se joindre au groupe.
Un seul mot d'ordre, outre la bonne humeur, se retrouver au point de ralliement : PLACE DE LA BOUVERIE - CHARLIEU
L'été le rendez-vous est à 8h00
. Les autres saisons, c'est à 13h30.
Les rendez-vous ont lieu les mardis et vendredis.

Flash défilant hiver

Horaires des sorties-cyclos, le mardi et le vendredi : 13h30 - place de la Bouverie - CHARLIEU

mardi 30 mai 2017

Ah ! les coquins ...

"Ah ! les coquins, ils ont modifié 
l'horaire de départ du mardi, en douce" 

Voilà, rapporté avec exactitude le texto transmis par l'ami Pierre à quelques pauvres cyclos venus quémander hier un modeste verre d'eau, pour étancher leur soif, après une longue sortie sous le soleil écrasant de cette fin mai ! 

Ils auraient pu s'attendre à un peu de sympathie, de compréhension, voire de compassion après tant d'efforts. Ils auraient souhaité trouver une maison ouverte, qui les aurait accueillis avec douceur et bienveillance, à cette heure bienvenue de l'apéro.

Ils auraient aimé s'entendre dire : "entrez les copains, je vous attendais, les biscuits sont servis et les bouteilles sont là à votre portée ..." 

Foin de copains, salut les coquins ! 

Et pour s'entendre dire un vrai et franc reproche : "ils ont modifié l'horaire, en douce !" Bref la déception totale ! 

Et pourtant, depuis des années au sein du groupe, il est le cyclo modèle, la référence, l'exemple quoi ! D'ailleurs chacun s'évertue à l'encourager cet Arpenteur majeur des routes de France et de Navarre, à l'admirer cet Aigle des Alpes et des Pyrénées, même à le vénérer ce prochain Pierre le Grand des Dolomites.


"Ouvre-moi ta porte, pour l'amour de Dieu"  - Que nenni  !

Quelle ingratitude tout de même ... Les temps changent.

Bien sûr, ils sont responsables d'un forfait. Responsables, ils le sont tous, mais pas un seul n'est coupable. Lequel de ces cyclos présents aurait-il commis l'irréparable ? Lequel aurait-il perpétré ce crime de lèse majesté : avoir négligé d'avertir que les sorties cyclos s'effectuaient désormais le matin ?  Nul ne le sait.

Évidemment, tous ont imaginé Pierre suffisamment intelligent et avisé pour penser par lui-même qu'avec le retour du soleil et de la chaleur, il était plus raisonnable de cesser les sorties l'après-midi. Sans doute finalement ont-ils tous surestimé son discernement et sa pertinence. C'est un tort, leur seul tort ! Voilà pourquoi il y a responsabilité sans réelle culpabilité.

A leur corps défendant, ils ont laissé leur photo comme signature de leur (mini) forfait, assumant collectivement leur faute mais refusant le "mea culpa". Ainsi, on ne saura lequel d'entre eux est à blâmer, hormis Pierre -l'ingrat, le vrai coupable- qui n'a pas su se mettre au diapason des paroles de la comptine, murmurée au clair de la lune.

Alors, désigné d'office, le photographe et rédacteur de l'article, hier soir,  a saisi sa plume pour écrire ce mot à son ami Pierrot  qui n'a pas ouvert sa porte. Au diable "l'amour de Dieu"  !

Décidément, les temps changent comme disait Bob DYLAN

Un peu plus chaque jour, l'ordre est bouleversé.
Ceux qui attendent encore vont bientôt arriver.
Les premiers d'aujourd'hui, demain, seront les derniers
Car le monde et les temps changent.

mardi 15 mars 2016

Pas de nouvelles ? Bonnes nouvelles ...

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Pas de nouvelles affichées sur ce blog depuis le début d'année, mais bonnes nouvelles : ils sont tous là, ils ont repris la saison, sans hésiter ; même certains n'ont pas beaucoup arrêté au moment du changement de calendrier !

D'autres, dès janvier -qui nous a accordé beaucoup de douceur- ont repris leurs chevauchées régulières ; parfois  quelques intempéries, giboulées et autres froidures de février et mars, comme sur le parcours de Paris-Nice du côté du Mont Brouilly, ont ralenti les ardeurs mais le printemps avant l'heure de ces derniers jours a fait ressortir même les plus casaniers.

Aujourd'hui se côtoyaient donc des jambes super entraînées et des mollets flasques. L'un -m'a-t-on fait la confidence- aurait déjà 3.000km ! C'est dire si les seconds avaient du mal à tourner aussi vite que les premières. Tant pis, on s'est résolu à faire des groupes ... que de toute façon le relief aurait organisé spontanément.

Bref arrêt à MELAY pour apprécier l'état des troupes. Bientôt il faudra se résoudre à former le gruppetto !




Photographe du jour

Le peloton était fourni. Dix-huit candidats à la "victoire", dont un nombre certain vêtu du fameux maillot de l'E.C.C. ! Il s'est bien vite scindé : un  premier quatuor a coupé court à IGUERANDE pour un rythme et un itinéraire plus adaptés. Mais avant qu'intervienne la seconde cassure, le photographe attitré eut le temps de sortir son appareil.

Il en restait encore quatorze à CHAMBILLY.  La photo atteste l'état de forme et d'humeur de chacun. La couleur du ciel et la douceur du temps étaient parfaits.
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Bientôt on pourra envisager des itinéraires plus délicats.
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lundi 11 janvier 2016

Étonnant NON ? Le retour de Monsieur CYCLOPÈDE.

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Au petit jeu de la Nouvelle Année, il est bienvenu de formuler des vœux. A chacun de dire à sa manière.
Tantôt la formule utilisée est banale et expéditive, comme pour ne pas se perdre en formalité, ou en formalisme ; tantôt elle est plus convaincante et personnalisée, afin de montrer combien l'on aimerait que le meilleur se réalise vraiment.

Nul n'est cependant dupe. L'on n'a aucune prise sur le temps, l'avenir, la santé ... et formuler des vœux de "bonne année" relève plus  fondamentalement de l'échange social, de la convivialité que de la prévision ou de la prédiction.

Parmi les courriers sympathiques et amicaux parvenus dans la boîte aux lettres des Cyclos de Charlieu en ce début janvier 2016, il en est un à retenir. 

J'en tairai l'auteur, puisque je m'y suis presque engagé, mais -sa modestie dût-elle en souffrir- je ne peux éviter de dire qu'il s'agit d'un fameux baroudeur, jamais rassasié de sorties longues et montagneuses, au verbe raffiné et à l'humour pétillant, à l'image du regretté Pierre Desproges. J'en resterai donc au pseudonyme dont il signe sa carte  :  LE CYCLOPÈDE  !

Le message est original évidemment, personnalisé à souhait et adapté aux fondus de vélos qu'il côtoie en permanence. Fondus au grand cœur mais aussi au grand âge !
S'il fallait se laisser aller à un petit reproche ... Au lieu d'une brassée de vœux en tout genre, comme le fait chacun, lui n'en émet qu'un. Oui, un seul mais à portée universelle, 

le vœu d'une année 2016 sans carte vitale pour tous !

Humour de Pierre Desproges hier, humour de Pierre F...  aujourd'hui !
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Bien sûr, tous les éclopés et les estropiés de 2015, sans oublier ceux qui ont échappé aux culbutes "amicales",  seront ravis de la formule magique, porte-bonheur assuré pour l'année qui vient. Mille mercis, cher Ami. 

C'était le vœu nécessaire du nouveau Monsieur Cyclopède. Étonnant, non ?
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mardi 5 janvier 2016

La page est tournée : vive 2016

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Avec décembre, s'est conclue l'année 2015 parsemée de tragédies, d'attentats, de malheurs en tous genres. Des joies, des petits bonheurs, des plaisirs multiples n'ont pas manqué, mais la tonalité est restée grisâtre dans les esprits.

Dans notre petit monde des cyclos, c'est un peu le même sentiment ambigu qui s'est produit, toutes proportions gardées néanmoins.

Peut-on  faire  le bilan de ce microcosme charliendin ? Certes non, une année de cyclos n'est pas une addition, où l'on ajouterait des plus et retrancherait les moins. Mais voyons quand même, juste pour se rafraîchir la mémoire.

Michel le Bon Samaritain !
D'abord quelques chiffres :

*  si l'on fait simplement la somme, c'est sans doute plus de 100 sorties que les cyclos de Charlieu ont effectuées au cours de 2015. A raison de deux sorties par semaine, le compte est simple. Oh, bien sûr, aucun ne les a toutes faites : des voyages, des vacances, des activités personnelles ou de travail, des jours de mauvais temps ou de santé défaillante, etc., tout le monde a eu, un jour ou l'autre, quelque bonne raison de s'absenter. Mais ils ont été nombreux à être présents très souvent, au point même de ne pas se satisfaire de deux sorties hebdomadaires ! Quand les jambes fourmillent, il ne faut pas hésiter à s'offrir une petite randonnée supplémentaire. Ils se reconnaîtront sans peine, les adeptes de ces randos plus fréquentes que la pluie ou le froid 2015 ; mais pourquoi ne pas en citer quelques uns ? Les Charlie, Pierre, Jacqueline, Michel(s), Jean-Paul, et sans doute bien d'autres.
Et jusqu'aux derniers jours de l'année, pas la moindre intempérie mémorable qui  aurait refroidi les ardeurs ! Du coup, la coupure hivernale risque bien de n'être que sur les calendriers ... et la bonne forme sera déjà revenue avant que d'autres n'aient décroché le vélo suspendu à la Toussaint ... en prévision du mauvais temps.

*  Côté kilométrage, ils sont cachottiers ces cyclos. Ils font même semblant quand on les interroge d'être détachés de toute contingence kilométrique. T'as beaucoup roulé cette saison ? Oh, juste quelques sorties pour m'entretenir, tu sais avec l'âge ... Mais chacun sait combien ils s'y intéressent de près : ils ajoutent à chaque sortie les distances parcourues, ils conservent jalousement les moyennes, ils calculent les dénivelés,  se fixent des objectifs... dans un détachement qui n'est qu'apparent. Des noms ? Bien sûr je ne dénoncerai personne, mais  chacun connaît les meilleurs comptables de la bande.
Ils sont sûrement plusieurs à avoir allégrement franchi la barrière des 10 000 km. Plusieurs aussi à avoir approché cette distance, dont un qui aurait affronté les pires intempéries pour atteindre ses 8000 espérés ! Toujours pas de noms ... mais disons qu'il a la barbichette de plus en plus affûtée ! Quant à certains ambitieux du début d'année, qui n'ont fait que quelques apparitions intermittentes, si vous les interrogiez, ils avoueraient ingénument que leur compteur s'est déréglé. Inutile d'insister.

*  Comme le rappellent les premières lignes de ce blog, les cyclos de Charlieu ne sont pas adhérents à un club ni à une association. Ils sont seulement volontaires pour se retrouver au point de rendez-vous, à l'heure fixée. Pas de liste donc, mais -si l'on tient compte de quelques anciens qui s'accordent parfois un parcours moins long et un horaire légèrement décalé- on peut en dénombrer au moins trente qui se sont joints au groupe cette année, avec plus de 20 qui furent régulièrement présents à la Bouverie.

Moments-clés, ensuite ...

Impossible de savoir ce qui se passe hors des temps de sortie. Tant mieux. Les cyclos sont certes copains de vélo, mais ils sont comme tout le monde : ils ont leurs amis, leurs familles, leurs habitudes de loisirs ...
Cependant, il a existé en 2015 des moments privilégiés, autour d'un verre ou d'un repas. "Souvenir de la sortie à Millau", chez Michel et Maryse ; "Saut dans les 70 printemps" d'un autre Michel, "Marchés d'Alsace" pour quelques couples... Et sans doute d'autres soirées heureusement gardées secrètes.
N'oublions pas le séjour passé dans les Cévennes pour une douzaine de cyclos, accompagnés bien sûr... Séjour de plaisir, de rires, de faux-cols à écluser et surtout de vrais cols à gravir sous la chaleur. L'Aigoual notamment a laissé quelques souvenirs que seul l'organisateur n'a pu connaître. Le petit malin était parti découvrir le service de réanimation de l'hôpital de Saint-Étienne ! A chacun ses  plaisirs.
Plus illustre, parlons Ventoux. C'est Jacqueline qui l'a conquis -entre deux chutes, mais avec deux cyclos roannais- un jour de septembre dénigré par les charliendins !  
Plus rock'n'roll, plus funny, plus ambitieux !  Les cyclosportives comme l'Ardéchoise  préparée par Michel, la Pierre Chany parcourue par Bernard et Daniel, la J.P.P. de Alain et Jean-Pierre... Mais c'est surtout la traversée des Alpes en quelques jours, augmentée de celle des Pyrénées quelques semaines plus tard, par notre Pierrot le Fou, comme dirait Godard ou Pierrot Lunaire selon Schoenberg ! Stakhanoviste du Galibier, il l'a sans doute grimpé pour la douzième fois de l'année, le 20 décembre dernier  pour préserver l'état de ses skis, en l'absence de grosses chutes de neige ! (cf. articles de juillet et septembre)
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Mais l'année écoulée fut sans doute aussi mémorable par les chutes qui l'ont parsemée.
Bien que la liste ne soit pas exhaustive, le podium fut assez vite attribué :
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médaille d'or, sans aucun doute Jacqueline, avec trois pirouettes majestueuses qui l'ont laissée sur le flanc, le cou entouré d'une minerve du plus bel effet pendant plusieurs semaines !  Deux fois balancées par un "copain", une fois victime de son intrépide vitalité. A méditer cependant : "n'ai-je pas été victime de mes infidélités aux cyclos de Charlieu ?". 
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médaille d'argent, Paul, parti sans casque acheter son pain et qui échoue une minute plus tard dans le fossé, chez Jean-Pierre qui crut -entendant râler- à une bête sauvage qui agonisait. Neuf jours d'hôpital et trois mois de surveillance, pour soigner  tête, épaule, côtes et rate ! Sa chance ? Il aurait pu désormais courir comme un dératé ... Hélas, raté !
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-  médaille de bronze, Jean-Yves le premier de l'année, celui qui donna le ton mais qui dut patienter des semaines avant que l'épaule soit remise en état. Ce fut fait néanmoins pour continuer sans faille la saison.
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- et au bas du podium, avec la médaille en chocolat -la place du con, disent certains- ex-æquo Michel l'acrobate qui brisa son guidon et Michel-du-Pilon le vaillant sauveteur victime d'une funeste portière (cf. article du 18 mars).
[Que soit excusé l'auteur de ces lignes, s'il n'a pas eu connaissance d'autres belles et nobles chutes qui auraient mérité d'être également encensées !]
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Alors il est temps de souhaiter à tous 
une BONNE ANNÉE, 
une grande et belle année de cyclos
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 La page 2015 est tournée, sans doute la douceur du temps conduira-t-elle à nous revoir bientôt pour chevaucher nos plus fidèles engins.



lundi 14 septembre 2015

Pour une grimpée du Ventoux de rêve !

Quelques cyclos sont déjà d'accord pour organiser une sortie de deux jours pour faire l'ascension du mont Ventoux, dans la semaine du  21 au 25 septembre.

Appel est fait à tous les volontaires, prêts à les accompagner. 

Rien n'est encore décidé fermement, car la météo peut jouer un rôle déterminant. Le Ventoux porte bien son nom, certains jours de pluie ou de vent il vaut ne pas insister !

Il doit être aisé à cette période de l'année de réserver une (ou deux) nuit(s) d'hôtel.

Pour tout renseignement, se rendre au rendez-vous des mardi et vendredi, place de la Bouverie - à 13h30- ou alors téléphoner à Jacqueline au  06 89 72 96 27

jeudi 10 septembre 2015

Pages de légende ...

Bien sûr, il y a les sorties régulières, les mardi et vendredi, voire d’autres jours...  Mais il y a aussi les autres escapades qui permettent de découvrir de nouveaux horizons.


Il faut parler des randonnées - cyclosportives ou cyclotouristes - réparties sur tout le territoire. Elles rassemblent de centaines ou des milliers d’amateurs de tous styles. Ce sont un peu les grand-messes ou les processions pour notre temps de loisirs et de performance …

Il suffit de quelques clics sur le net et l'on trouve tous les renseignements pour s'y rendre, pour se préparer ou pour s'inscrire. On en connaît tous quelques-unes, les plus célèbres ou les plus proches. Mais il en est organisé des centaines ; sans parler des épreuves professionnelles, en 2015 c'est pas moins de 32  cyclosportives et  81 cyclotouristes.

Chaque été nos cyclos charliendins s'en donnent à cœur joie, participant notamment à l’Ardéchoise. Michel Soutrenon est l’un des plus assidus. Cette année encore, il y a pris part : 4 jours, quelques 650 km, une enfilade de cols pas toujours très élevés mais pentus, pour aboutir à 8-10 000 m de dénivelé. Puis il a enchaîné avec la randonnée des Cévennes,  avec la dizaine d’autres courageux. Au total pas loin de 900 km au cours de la semaine ! C’est un vrai job que d’être retraité !
Il est où  "LE Jean-Pierre"...?  C'est le gars qui grimpe les mains dans les poches ?
Deux participants à l’aventure cévenole, Jean-Pierre Vallet et Alain Gatinet, ont prolongé début juillet par la fameuse cyclosportive de Jean-Pierre Papin - "JPP neuf de coeur". Entre Cluses et Les Carroz, 130 km passant par les grands cols mythiques de la Haute Savoie. Lors de prochaines sorties, ils nous en raconteront les détails.

Malgré leur moindre kilométrage au compteur Bernard Auroy et Daniel Aucourt avaient choisi de participer, autour de Langeac (43), à la célèbre "Pierre CHANY", que tous les lecteurs de l'Equipe connaissent bien pour avoir lu ses reportages lors des 49 tours de France qu'il a commentés ! 

Courageux nos deux amis, se sont levés bien tôt pour prendre le départ d'un parcours de 85 km et de 1400 m de dénivelé. Mais dans l'excitation du moment, ils se sont trompés de lieu de rendez-vous. Lorsqu'ils s'inquiétèrent, leur groupe était parti depuis .. 45 minutes !

Ce qui leur a valu les (presque) derniers encouragements sur le parcours. L'essentiel n'est-il pas de participer ? Merci de n'avoir pas oublié de ramener quelques photos, pour notre plaisir.

Un autre ne s'est pas contenté d'une seule rando d'envergure, il les a enchaînées. C'est le cas de Jean-Paul Jandot. On attend encore le compte-rendu de ses exploits. Ce sera sans doute pour un autre article.

Et puis il y a les grandes chevauchées qui permettent de franchir les grands et hauts espaces de notre hexagone, comme la traversée des Alpes ou des Pyrénées.
Là c’est affaire de fascination, de combat personnel. Se battre contre les éléments, gravir les cols les plus exigeants, parcourir  les descentes les plus folles, pour la satisfaction d’avoir réalisé un rêve, parfois ancré en soi depuis longtemps.

C’est le choix de notre ami Pierre Favier – dit Pierre Le Grand – grand expert du plaisir personnel – Nous avions parlé de ses exploits il y a quelques semaines [article du 7 juillet] : il a annexé de nouvelles pages à sa légende en ajoutant  la chaîne  pyrénéenne  à  son  parcours  alpin.

Pierre Le Grand II
Pour résumer en quelques chiffres : 760 km – 28 cols dont les célèbres Marie-Blanque, Tourmalet, Aubisque, Soulor, Menté, et bien d'autres,  pour ... quelques 16 000 m de dénivelé positif en six jours ! Chapeau bas !
Et si un jour il fut jeté à terre par un méchant vent soufflant en bourrasques, il se releva sans mot dire et poursuivit jusqu'au bout. Pas question d'abandon, ni de renoncement : ce spécialiste du plaisir solitaire n'est pas adepte de l'onanisme. Terrassé, il est encore debout, c'est Pierre courage vous dis-je !

Peut-être, l'an prochain, visera-t-il la lune, notre ami Pierrot ?

Au sommet de l'Aubisque - Pierre ? c'est celui de droite !

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A Collioures : opération terminée !

samedi 5 septembre 2015

Les héros de l'été ...

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Pas d'articles nouveaux cet été et pourtant "ils" continuent à rouler !

Les vrais cyclos ne dorment pas sur leurs lauriers, ils vont en conquérir de nouveaux, chaque été, sous les latitudes les plus diverses, sur des itinéraires les plus variés.

Loin de Charlieu, depuis juin, ils ont donc parcouru des "cyclosportives" ou "cyclotouristes", comme l'Ardéchoise, la Jean-Pierre Papin, ou la Pierre Chany ; ils ont vaincu des cols les plus célèbres des Pyrénées ou d'ailleurs ... mais continuent à rester modestes.

Ne les laissons pas anonymes : sachons les débusquer, pour publier leurs exploits.

Alors, avis à tous ceux qui pourraient nous "dénoncer" ces nouveaux forçats de la route, dignes de notre admiration. Ou qui pourraient nous obtenir quelques photos !

Le blog des "Cyclos de Charlieu" se fera un plaisir d'en rendre compte.

Des héros sont à nos côtés
il ne suffit pas de les voir, il faut le faire savoir.
On compte sur vous !  


jeudi 16 juillet 2015

Pistes cyclables et autres réglementations ...

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Chacun sait combien notre ami Pierre, grand baroudeur devant l'Eternel, est un homme raffiné et cultivé.
Sitôt revenu de sa transalpine (cf. l'article - "Le temps des légendes et des héros"), il s'est plongé avec avidité et sans doute plaisir solitaire non dissimulé, dans le journal officiel de la République.

Il y a déniché des informations de la plus grande importance pour tous les adeptes de la pratique du vélo, sur les pistes cyclables ou autres routes de France et de Navarre.

Voici le contenu qu'il n'a pas tardé à transmettre aux Cyclos de Charlieu :

Extrait du Décret n° 2015-808 du 02 juillet 2015 
  relatif au Plan d’Actions pour les Mobilités Actives et au stationnement 
[publication : J.O. - 4.07.2015]

Ce décret vise à sécuriser et à développer la pratique de la marche et du vélo. 

Il améliore le respect des cheminements piétons et des espaces dédiés aux cyclistes, en aggravant les sanctions en cas d’occupation par des véhicules motorisés. 

Il interdit l’arrêt ou le stationnement à cinq mètres en amont du passage piéton (en dehors des places aménagées) pour accroître la visibilité entre les conducteurs de véhicules et les piétons souhaitant traverser la chaussée.
Il généralise les doubles sens cyclables aux aires piétonnes et à l’ensemble des voies où la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 30 km/h (sauf décision contraire de l’autorité de police).
*  Sur les voies où la vitesse est limitée à 50 km/h ou moins, il permet aux cyclistes de s’écarter des véhicules en stationnement sur le bord droit de la chaussée.
*  Dans le même temps, il autorise le chevauchement d’une ligne continue pour le dépassement d’un cycliste si la visibilité est suffisante.

Vous avez tous suivi ? Vous avez tout retenu ?  Vous n'avez pas tout compris ?

Pas de souci, lors de la prochaine sortie notre Pierrot, arpenteur patenté, 
répétera la théorie pour tous et pour chacun,
accompagnée de cours pratiques et démonstrations gratuites. 
Il donne même des conseils à domicile. 
N'hésitez pas à faire appel à lui : 06 21 07 42.

Quel homme, vous dis-je !

mardi 14 juillet 2015

Le Guidon ? Un lieu prédestiné pour réveiller un champion !

Tout récemment la télévision a diffusé un documentaire (1)  de Laurent Cadoux, évoquant la carrière du bourguignon Bernard Thévenet. L'année 1975 a laissé le souvenir de la célèbre étape de Pra-Loup dans le Tour où notre champion avait réussi à terrasser le grand et presque imbattable Eddy Merckx. On lui accorda dès lors le surnom de "Tombeur du Cannibale", ce qui l'indisposa parfois, estimant que cette gloire d'un jour éclipsait par trop ses autres victoires : deux fois vainqueur du Tour de France en 75 et 77, second en 1973, 10 victoires d'étape, 2 critériums du Dauphiné, etc.  

Ce documentaire a-t-il ravivé la mémoire d'un de nos cyclos charliendins ? Sans doute, puisqu'au même moment il nous a adressé cette petite anecdote, survenue alors qu'il  n'avait que 18 ans et qu'il faisait ses premières sorties.

B.Thévenet au championnat du monde 1974
Mais lisons plutôt  son compte-rendu ...  C'était sans doute en mai 1971.

"Comme d’habitude ce dimanche matin, le groupe de cyclos s’élance de bon matin. Direction la Saône et Loire. Vers neuf heures, alors que Charolles approche, le peloton arrive à hauteur du lieudit « Le Guidon » à Saint-Julien de Civry où se situe alors la ferme familiale de Bernard Thévenet. A la tête du groupe figure Jo Dessertine, cycliste renommé qui n’a pas sa langue dans sa poche. A la vue de la ferme, Jo s’écrie « Bernard doit être là, allons le voir ». 

L’ensemble des cyclos se retrouve alors dans l’immense cour de la ferme où le père Thévenet vaque à ses occupations. Il est un peu surpris de cette visite inopinée mais il reconnaît Jo Dessertine. «Il est ben là, Bernard » lui dit Jo. « O lé ben là mais o lé pas levé » répondit le père dans son patois charolais. Bernard, déjà coureur professionnel connu, avait couru la veille dans un critérium de la région et était sans doute rentré tard chez ses parents. « O doit ben être réveilleu, y’a qu’à monter dans la chambre » ajouta le père. 

La montée sur Pra-Loup, B. Thévenet marque et bat E. Merckx
Pas dégonflés, Jo en tête, nous voila tous montant en file indienne l’escalier droit, étroit, pentu et sombre qui conduit à la chambre du champion. En un instant, un peu gênés, nous entourons le lit du coureur, heureusement éveillé, à l’image d’une famille autour d’un mourant... Seul Jo ose parler au visité, ce dont il ne se prive pas. Je ne me souviens pas vraiment de quoi il a été question si ce n’est cette remarque de Jo : « C’est Bordeaux-Paris aujourd’hui ! ». « Oui, approuve Bernard » qui jette machinalement un œil sur son réveil, « y’a un sacré moment qu’ils sont partis ». La course Bordeaux-Paris démarrait en effet à minuit du pays du bon vin pour arriver à la capitale dans l’après-midi. C’est cette remarque qui autorise à dater l’anecdote, sachant qu’elle est postérieure à la victoire de Thévenet à La Mongie dans le Tour 1970, et que la classique se courait en mai.

Il va sans dire que nous n’avons pas trop longtemps troublé le repos du coureur, nous avions déjà fait preuve d’une belle audace… 

Est-ce l'histoire qui a définitivement vacciné "au vélo" notre conteur du jour, d'autant qu'il porte le même patronyme que le champion ? Toujours est-il que depuis il roule régulièrement en dépit de ses maux de dos... Mardi dernier il est même revenu dans le "peloton charliendin" qu'il avait délaissé depuis près de 18 mois.

Courage et merci !


(1) Documentaire de Laurent Cadoux : "Bernard Thévenet, le tombeur du Cannibale" - FR3 - 6 juillet 2015

mardi 7 juillet 2015

Le temps des légendes et des héros !


Il y a eu les grandes légendes du vélo, les mythiques gloires du Tour de France, les forçats des grandes classiques. Vous croyez que cela c'est du passé ? Eh bien il y a encore des héros aujourd'hui !
En voici un,  un géant bien plus modeste et moins médiatisé que les précédents ... Quoique !

Au sommet du Galibier, qu'il franchit plusieurs fois par an !
Il suffit d'ouvrir votre journal local (édition du 7 juillet)  pour y découvrir l'exploit de cet authentique héros des temps post-modernes... Pierre naguère géomètre, aujourd'hui arpenteur des grands espaces.

Chapeau l'artiste ! Homme de contacts, sympathique autant que courageux, il  possède la rare qualité de la double nationalité, celle de la Pédale Saint-Nizerote dont il fut le fondateur et celle des Cyclos de Charlieu qu'il a rejoints depuis quelques années. Une double appartenance qui lui accorde le droit à une double dose d'entrainement et un double soutien d'admirateurs (-trices)...

Son exploit ? la Route des Grandes Alpes, un itinéraire touristique prestigieux, du lac Léman à la mer Méditerranée par les grands cols alpins : la plus belle des itinérances montagnardes offertes aux cyclotouristes. De Thonon-les-Bains jusqu'à Nice : 720 kilomètres de routes,  ponctués par 17 cols parmi les plus hauts des Alpes françaises. Parcours en solitaire accompli en 6 jours, la semaine dernière sous un soleil éprouvant, pour un dénivelé total de 15 000m. 

Écoutez la petite musique que lui décerne son ami, "journaliste préféré", pour une fois conforme à la vérité des faits : "Libéré depuis peu de certaines obligations professionnelles, celui que l'on surnomme Jean-Sébastien Bach de la petite reine, pour son art de la fugue" a réussi "l'une des plus belles partitions du répertoire" ! 

"Jouez hautbois, résonnez musettes" Un maestro ce Pierre !  Bra-vo !

L'itinéraire suivi passant par la Colombière, le Télégraphe, le Galibier, l'Isoard, le Cormet de Roselend et bien d'autres...