Lieu : Bouverie - Horaires

"Les cyclos de Charlieu" ne sont pas une association, ni un club sportif. Ils existent pourtant depuis plus de 50 ans.

Ceux d'aujourd'hui ont peu à peu pris la place. Ce sont des mordus de vélo, indépendants, qui aiment
rouler ensemble
pour le plaisir de pratiquer les routes autour de CHARLIEU. Tout amateur peut se joindre au groupe.
Un seul mot d'ordre, outre la bonne humeur, se retrouver au point de ralliement : PLACE DE LA BOUVERIE - CHARLIEU
L'été le rendez-vous est à 8h00
. Les autres saisons, c'est à 13h30.
Les rendez-vous ont lieu les mardis et vendredis.

Flash défilant hiver

Horaires des sorties-cyclos, le mardi et le vendredi : 13h30 - place de la Bouverie - CHARLIEU
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samedi 24 avril 2021

Confinement - saison 3 - Bonheurs et Malheurs

Depuis quelques semaines, la saison 3 du confinement - ou plutôt sa troisième phase -  a éparpillé les parcours des  habitués des randonnées.

Désormais, ceux qui en matière de vélo en "connaissent un rayon" ont repéré leur territoire de pédalage autorisé et des petits groupes se sont constitués. 

C'est ainsi que les Charliendins ne sont plus que 4 ou 5 à se retrouver pour sillonner les routes. 

Une des sorties récentes a permis de découvrir la RONDE CHARLIENDINE (voir ci-dessous). Quatre-vingt-dix kilomètres pour plus de 1100 mètres de dénivelé. Un bel itinéraire qui s'inscrit presque parfaitement dans le rond imposé ! Et l'un de dire : "On n'avait jamais autant fréquenté Arcinges". Eh oui ! certains passages sont obligés, afin de tirer parti au maximum de la cours de récréation autorisée !

Un exemple de parcours inscrit dans le rond. Charlieu au centre et rayon de 10 km


Quel bonheur de pouvoir traverser et apprécier ces petites routes menant du Charluais au Brionnais. Actuellement le vert des prairies et du bocage rivalise avec le vert plus tendre des feuilles qui éclosent. Le soleil s'est installé et désormais sans la bise venue du nord qui les semaines précédentes traversait les meilleures vestes thermiques.

Bonheur certes mais aussi heurts et malheurs hélas !

Hier nous avons visité notre ami Michel Dumont, l'ingénieux ingénieur du Pilon (voir article du 23.04.2020). Avec grand plaisir nous avons pu observer son membre qui reste bandé... depuis 5 semaines. Pas de méprise, je parle bien de son bras gauche, bien opéré mais pas encore opérationnel ! Quand Mimi fera-t-il son retour dans les roues ? Il réserve encore sa décision. Quant à son bras droit, il demeure particulièrement habile pour servir la bière et l'apéro. On l'a vérifié. Merci l'ami.

Ensuite, nouvel arrêt pour soutenir la santé des fragiles : à Sorillard, chez Daniel Aucourt, qu'une méchante bébête importune depuis plus de 6 mois. L' examen-bilan fait début avril, nous a-t-il dit, est plutôt favorable mais encore insuffisant. Il faut poursuivre les traitements pendant deux mois. Pendant ce temps Josiane continue de parfaire son entrainement vélo. Bientôt il pourront reprendre ensemble et lui nous rejoindra, c'est sûr. Avec ou sans assistance ? Ton moral tient le coup. Bravo et courage à  toi. On aurait pu également passer voir Charly Vanet à la Croix Leigne apprécier sa remise en forme progressive. Mais certains l'ont revu, croisé même sur son vélo depuis son accrochage par un camion. C'est un bon signe ! A bientôt, avec nos encouragements.

Malheurs encore hier soir. 

Photo - modèle fictif

Au retour de leur sortie du jour, Michel Soutrenon et Pierrot Berthillot descendaient sur la route de Saint-Edmond, en compagnie de Jacky Monnet qui m'en a fait  part.  Arrivant  au carrefour  pour reprendre  la direction de Charlieu, ils tentèrent de passer (dans un trou de souris comme Michel les adore ?) au moment où  arrivait  un  gros  un camion  de Saint-Denis  de Cabanne. Coup de frein soudain et, presque à l'arrêt, les deux vélos s'accrochent. Nos amis se retrouvent à terre,  sur  la  chaussée,  sans  avoir  cependant  été touchés  par le  bahut.  Hésitation  quelques instants, puis décision de Jacky d'appeler les pompiers. Direction  le S.A.M.U., à Roanne. Bilan : Michel est rentré  chez  lui  le  soir  même,  sans  doute  avec quelques coups et égratignures, sans aucune gravité. Pierrot est resté, souffrant d'une fracture du col du fémur ! Il a été opéré ce matin. Souhaitons-lui un bon et rapide rétablissement. Ce n'est pas sans rappeler la chute provoquée de Georges Pegon, il y a un peu plus de deux ans. Courage Pierrot,  on t'ajoutera à la liste quand on programmera un nouveau  parcours de visite des absents !

Attention, le vélo c'est le bonheur, n'en faisons pas un instrument de malheur ! 

mercredi 5 août 2020

Une sortie au fil de l'eau

Les chaleurs de la fin juillet ont conduit à avancer l'heure des sorties, pour n'en pas subir les excès.
Mais la météo aime bien narguer même les plus prévoyants. Voilà que ce matin, à 7h30, il faisait tout juste 12° et il avait fallu enfiler une petite laine supplémentaire !


Francis, le "chef de route", était-il en petite forme ? Avait-il mal dormi ? voulait-il se faire pardonner les longues sorties précédentes, au fort dénivelé sous le cagnard ? On ne saura jamais...
Bref,  prétextant la force du vent, il proposa un itinéraire soft et campagnard ; du genre "sortie hivernale quand on contourne les bosses et évite les coups de chaud et froid".

Direction le canal de la Loire, Artaix, Avrily, Chassenard, jusqu'à Digoin..., à bonne vitesse, sans guère regarder derrière les petites jambes qui avaient du mal à suivre ! Mais ce pédagogue-né voulait sans doute nous montrer ce qu'est une écluse. Peut-être que dans la classe certains élèves n'en avaient jamais vu !
  

Puis, tout à côté, deuxième leçon de choses : le pont-canal de Digoin, cette spécialité bourguignonne si rare en France. Il fallut bien sûr immortaliser l'instant. Guy s'exécuta sans tarder. Guy le grand (quel abri quand le vent est contraire !) Guy le gentil bien sûr, mais surtout Guy le tendre, le bucolique, qui n'oublia pas de remarquer la beauté des canards sur l'eau calme du canal.


Encore une photo pour repérer tous les présents et vite fait bien fait retour sans musarder. Le vent, désormais peu plus favorable, poussa les coursiers afin de rattraper le temps perdu. Mais pour vérifier que le temps perdu n'est jamais rattrapé, Francis se chargea de retarder le groupe. Un coup de pompe par-ci, deux crevaisons par là, et l'on arriva à Charlieu midi passé !

Belle sortie tout de même de 105 km. Distance que l'auteur de ces lignes n'avait parcouru depuis plus d'un an ! On taira la faiblesse du dénivelé. Heureusement qu'il avait fallu grimper à Bourg le Comte.

Merci chef, on t'aime bien !


lundi 6 juillet 2020

Et c'est reparti !

Oui, c'est reparti ! 
Après le déconfinement et la possibilité de rouler à nouveau en petit groupe, les cyclos ne se sont pas fait prier.

Certes il est fini le temps où les poignées de main inauguraient chaque sortie. Les coups de coude les ont remplacées, "shakées" comme on dit à l'anglaise, échangées amicalement entre les plus fragiles (vieux ?), les plus timorés ou simplement les plus respectueux des règles

Les embrassades sont laissées aux plus téméraires, aux plus bravaches ... Il en est quelques uns, on en a eu récemment la démonstration...

Bref les sorties ont repris.



Ce temps de confinement ne fut pas seulement un temps d'enfermement. Depuis le 11 mai, jour où les randos solitaires étaient autorisées, les kilomètres se sont ajoutés, si bien que le monde se partage -pour paraphraser Clint Eastwood-  en deux catégories : "ceux qui sont entraînés et ceux qui traînent".

Votre serviteur fait partie de la seconde catégorie, bien sûr.  La première est brillante, affûtée et heureuse... 

Quelques photos illustrent cela.

C'était la semaine dernière à la Loge des Gardes, par une belle matinée d'été. Ils étaient cinq à avoir malicieusement faussé compagnie à tous les autres. Ils purent parader sur leur rocher à attendre ceux qui n'arrivèrent jamais !







Non ! ils étaient SIX, le petit dernier s'était fait oublier un instant. Petit ? Pas du tout. Avec son talent, on devrait l'appeler PIERRE LE GRAND ! 

Arrivée triomphale de Pierre au col


jeudi 30 avril 2020

Dans la série "Bonnes nouvelles" - Info du JOUR


Déconfinement : « la distanciation s'impose aux coureurs cyclistes »

selon Roxana Maracineanu


Les coureurs vont pouvoir commencer à reprendre l'entraînement 
en extérieur le 11 mai. (E. Garnier/L'Équipe)

La ministre des Sports a évoqué 

la reprise de l'entraînement 

par les coureurs en vue du Tour de France (29 août-20 septembre).

Interrogée sur le cas du Tour de France et le déconfinement des cyclistes mercredi soir sur France-Info, Roxana Maracineanu a précisé les premières étapes à une reprise de la saison : « Je crois que la possible sortie des sportifs pour qu'ils recommencent leur entraînement a réjoui les cyclistes qui attendaient de pouvoir descendre de leur home-trainer, pouvoir reprendre un vrai vélo et aller plus loin qu'un kilomètre autour de chez eux. Eux vont pouvoir reprendre l'entraînement. »

Le ministère avait déjà annoncé mardi que « le Tour de France n'[était] pas remis en cause, il n'y aura pas de grands rassemblements avant septembre mais le Tour débutant le 29 août, il peut y avoir des aménagements ». La ministre a ajouté sur l'antenne de France Info que « pour que le Tour de France ait lieu, il faut qu'un certain nombre de conditions aient lieu, qu'il puisse y avoir des épreuves préparatoires et qu'ils puissent rouler en peloton, pour l'instant, ce n'est pas le cas. La distanciation imposée au reste de la société s'impose aux coureurs également ».

« La doctrine actuelle n'impose ni son report, ni son annulation ni sa tenue »
Roxana Maracineanu, à propos du Tour de France.
Néanmoins, elle restait prudente sur le sujet : « Aujourd'hui, il y a toutes ces incertitudes à lever et qui tiennent à la progression de la pandémie dans la société. La doctrine actuelle n'impose ni son report, ni son annulation ni sa tenue. »

Sur le processus à venir, Roxana Maracineanu a ajouté :
  
« Il faut que les coureurs puissent reprendre l'entraînement tout seuls, puis en groupe, puis pouvoir s'aligner sur des compétitions préparatoires pour le Tour de France. Je suis consciente que c'est essentiel pour la survie de beaucoup d'équipes professionnelles. »

Pour le moment, un point d'interrogation subsiste sur la possibilité d'organiser des stages d'équipe durant cette période. La question de la possible tenue ou non du Critérium du Dauphiné, habituel prélude au Tour de France, et envisagé la deuxième semaine d'août - les dates de report n'avaient pas été officialisées - n'a pas non plus été éclairée.

publié le 29 avril 2020 à 20h16 mis à jour le 29 avril 2020 à 20h17

jeudi 16 avril 2020

C'est quand la fin du match ?


Malgré mes sollicitations, j'ai eu très peu de réponses à mon précédent mail. Quelques timides retours, sympas, amicaux  mais pas très exploitables. Alors j'ai essayé de faire le compte-rendu, à ma manière, vu de mon étrange lucarne. Juste pour le fun ! Attention, évitez le MDR (Mort De Rire, comme disent les d'jeuns). Dans la période, c'est trop risqué. 😂😁😀

Depuis la mi-mars, nous sommes tous restés devant nos écrans de TV, de PC ou de tablettes, pour regarder  le match de foot inédit, 

l'incroyable CORONAVIR contre le RESTE-DU-MONDE

Il faut dire que depuis près d'un siècle on n'avait rien vu d'aussi exceptionnel. C'était en 1919 ... lorsque s'était déroulé  le match d'anthologie entre l'équipe des GRIPPÉS-ESPAGNOLS et la WORLD's GRISE-TEAM  

MERCI à la chaîne l'ÉQUIPE 20/21 qui venait de nous en rediffuser l'intégrale. On en avait plein les yeux (des larmes surtout), on était donc pleinement dans l'ambiance... 

L'arbitre donna le coup d'envoi, le 17 mars à 12h
Nous étions bien confinés dans nos maisons douillettes, tandis que des chants "Restez chez vous" (sur l'air des lampions) montaient des tribunes populaires. Et passionnés par la première partie du match, nous n'avons pas trop vu le temps passer. 
Il faut dire que les actions étaient multiples, dynamiques, avec des passes inattendues d'un hôpital à un autre, des échanges d'une région urbaine à une rurale, des passements de jambes d'une zone surchargée à une autre moins déprimée ; des contre-pied fabuleux, des une-deux rapides -y compris en TGV-. Tout l'arsenal des techniques se manifestait sous nos yeux fiévreux, sans parler des remplacements fréquents pour reposer les premières lignes bien vite harassées. 

Un spectacle rare, d'autant que les commentateurs étaient compétents ; on était loin des "Tout à fait Thierry" que notre Jean-Mimi national distillait benoîtement au siècle dernier. Là, rien que des spécialistes, des virologues, des infectiologues (on savait même pas que ça existait) qui expliquaient la stratégie des partenaires du CORONAVIR, leurs multiples tactiques pour déjouer le RESTE-DU-MONDE qui avait bien  du mal à trouver la parade. Pas de médocs, ni vaccin en vue, même les tacles à disposition étaient peu efficaces.  Comme disait déjà La Fontaine il y a plus de 4 siècles : "Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient atteints !"

A la mi-temps, en attendant l'intervention du Grand Manager élyséen, on commença à faire les comptes parmi les spectateurs. Ils avait tous pris quelques petites bières belges pour étancher les soifs et les inquiétudes. Ceux qui avaient pris une Corona réussissaient à s'en sortir sans trop de douleurs ni de fièvre. Ils seront autorisés à voir la seconde mi-temps dans leur fauteuil roulant. Les autres qui avaient préféré une Mort subite, virent s'éteindre subrepticement leur écran. En fait, les joueurs du CORONAVIR avaient déjà fait la différence. Il serait difficile de revenir au score.

Le Ma(cro)nager ne se paya pas de mots (de maux ?). Il remonta le moral des troupes, promit des primes mirobolantes, comme jamais il n'en avait données, changea quelques joueurs, renouvela l'équipe des soigneurs et  renvoya chacun à la fin de la seconde mi-temps. N'oubliant pas l'adage de Saint-Christophe, il rappela à tous les combattants la célèbre formule des maquignons : "C'est à la fin du marché qu'on compte les bouses !"

Les voilà donc requinqués, d'autant que les malfouteux de Grande-Bretagne, d'Italie et d'Espagne sont déjà hors-jeu, tellement ils ont encaissé de buts les jours précédents.  

La seconde mi-temps est donc lancée depuis le 15 avril. Déjà quelques tendances sont plus favorables. Les soigneurs, quand ils interviennent sur le terrain, sont mieux équipés. Ils ont troqué leur maillot contre des surblouses, leur mouchoirs contre des masques -certes un peu sortis de la dernière guerre mais tout de même efficaces-. Ils se sont aussi procurés chez Mégathlon des aspirateurs bricolés en ventilateurs à bronches pour les plus époumonés. Oh ! les courbes ne se sont pas inversées, "les mouches n'ont pas encore changé d'âne" selon la savante formule des commentateurs d'antan. N'empêche que l'espoir pointe peu à peu dans l'esprit des spectateurs attentifs ! 

"L'essentiel, avait répété avec optimisme le Grand Manitou, est d'arriver à la fin du temps réglementaire, avec suffisamment d'arguments pour pouvoir survivre aux ultimes contre-attaques"... 
Certains déjà n'arrivent plus à dissimuler les crampes qui surgissent. Ils  boiraient bien  une petite corona mais elle leur est strictement interdite, sous peine d'amende de 135€ triplée.

Voilà où nous en sommes. La seconde mi-temps est en cours. L'espoir fait vivre, dit-on. Dans la conjoncture, il semble qu'il  n'y ait plus que cela. Attendons la fin de partie que doit siffler l'arbitre le 11 mai...

Pour ma part, même si je n'en rêve pas, j'ai déjà parié sur des prolongations pour les vieux observateurs : deux fois 15 jours de chaque côté, avec peut-être à la fin, en guise de feu d'artifice,  les tirs au but.  Ah ! la belle incertitude du sport !

Tout bien compté, ça nous amènera  fin juin et la sortie en Auvergne, du côté du Mont-Dore, sera-t-elle enterrée ?
Quoique ... s'il n'y a que la sortie cyclos d'enterrée, on pourra toujours se réjouir et faire la fête ensemble en 2021 !
 

vendredi 30 août 2019

Sorties : infos pratiques

Message hebdomadaire

*  Les sorties ont lieu les MARDI  et VENDREDI, au point de rencontre habituel :  place de la Bouverie - CHARLIEU..

Rendez-vous à 13h30,  à partir du mardi 3 septembre.

*  Il est prudent de ne pas arriver en retard ... Le départ se fait  à l'heure dite.

RAPPEL :


*   Pendant l'été, à partir du 1er juin le rendez-vous est à 8h00 - sorties matinales permettant d'échapper à la chaleur.

*  Lorsque  la météo n'est pas favorable ... il est loisible à chacun de me transmettre une consigne la veille  pour proposer un autre jour ou un autre R.V.  [le "webmaster" mettra alors le site à jour]

*   A tour de rôle, chacun pourrait proposer  un parcours ! Parcours facile pour début de saison, plus corsé ensuite ...

*   Bonne route à tous ...

mercredi 31 juillet 2019

Belote et Rebelote !

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Ils avaient magnifiquement réussi, nos Gentils Organisateurs, la phase de préparation à Saint-Nizier. [Cf. article précédent du 29 juin] 

Certes, le rendez-vous n'était pas au célèbre restaurant la Mamie du Papy, mais un peu plus loin à  la Taverne du Papy de la Mamie. L'accueil y avait été fort sympathique. Tout était prévu : apéritifs variés, petits toasts dînatoires, vins à volonté, gâteaux "maison", etc.
Bref, la séance de mise en train pour les Alpilles provençales avait été parfaite et rondement menée.
Trois jours plus tard, les sacs bouclés, les vélos amarrés, la caravane rassemblée Place de la Bouverie, le cortège pouvait démarrer.



Mais des petites choses attiraient l'attention et mettaient la puce à l'oreille. Des petits riens qui flottaient dans l'air, comme des secrets ou des messes basses... Manifestement tout le monde n'était pas dans la confidence. Qui savait ? qui ne savait rien ? La suite nous le dira.

D'abord ce fut le rendez-vous à l'Auberge du Col de la République pour "un petit déjeuner royal". Il fallut déchanter. C'était "portes fermées". Prévu ou pas ? nul ne le sut. Et la caravane s'élança à nouveau "Direction, Montélimar Sud". 

Qui avait donné la consigne ? Vraie ou fausse consigne d'ailleurs ? Là encore, on ne sut rien ... On nous cachait des choses. Néanmoins chacun choisit son parcours. Les uns filant sur l'autoroute, les autres suivant un bout de convoi qui bien vite se disloqua en autant de voitures. Montagnes et cols touristiques pour les uns, vallée verdoyante pour les autres.   

On se retrouva comme par miracle au lac de REMUZAT, autour des Vallet et de "Lalain" qui avaient déjà reconnu les lieux. Une photo collective permit de resserrer le groupe, en dépit des silences et des rumeurs. 
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Après le pique-nique, photo de groupe. Lac de Rémuzat
A l'évidence quelque chose se tramait même si l'ambiance était apparemment redevenue bonne.

Rien ne se passa tout à fait comme prévu. Le pique-nique se prolongea en sieste, avec quelques bains de pieds, quelques brasses pour les plus mordus mais sans sortie vélo ! Et de prétendre qu'il faisait trop chaud et qu'il faudrait préparer la montée au Ventoux le lendemain et qu'il valait mieux rejoindre au plus tôt le Centre de vacances que la G.O. Jackline avait réservé pour le repos de son guerrier ses amis cyclos.

Là, on éclusa quelques bières et quelques jus de fruit jusqu'au soir, manière de se préparer pour l'aventure.   Au dîner, grand brain-storming afin de décider du parcours. Qui partirait de Sault ? ou de Bédouin, ou encore de Malaucène  pour gravir le mythique sommet de Provence ?

Ce fut la cacophonie : "Graal incontournable" pour les "colombiens" à l'appétit aiguisé ! Dédain pour d'autres : "j'y suis monté 5 ou 10 fois !". Hésitation chez les "petits bras" aux petits mollets. Balade ultime pour les plus anciens, sorte de balade de Nayarama : gravir une dernière fois et puis ... ! Chacun reconnaîtra sa voix ou sa voie !  

Le G.O. en chef trancha dans le vif. "Tous demain à Sault : attaque du Ventoux par la petite pente  pour les faiblards et par Bédouin, la directissime, pour les cyclos, les vrais ! Rendez-vous tous à midi au Chalet RENARD". Ce fut sans discussion. Et tous d’acquiescer avec le sourire.

Chalet Renard - La cohésion se fissurait ... il se tramait des choses troubles.
On taira l'état dans lequel chacun arriva au rendez-vous du Chalet. Tous étaient présents à l'appel, sauf UN. Celui qui précisément ne savait rien de ce qui se tramait.  Avait-il trouvé en chemin une Marguerite, une Véronique ou une Violette dans quelque bas fossé ? Nanou, éplorée, désespérait de revoir un jour son Fiancé-de-50-ans. Leurs noces d'or étaient le lendemain et elle voulait les célébrer dans la plus grande intimité et en toute discrétion ! Les estomacs étaient bien creux quand enfin le Bien-Aimé se pointa, exténué, quasiment mort-vivant. L'espoir revint.

On pouvait redescendre le col pour trouver une aire de pique-nique ! Ce fut, à mi-pente, une sorte de clairière, sans confort ni aménagement. Quelques uns hésitèrent à s'installer... Ils se laissèrent convaincre que les immigrés qui occupaient le même lieu devaient être des gens somme toute bien sympathiques, pratiquant eux aussi la folie du vélo. 

D'où venaient-ils ? De Turquie, d'Iran ou de plus loin encore ?

Chacun admit finalement qu'il ne fallait pas juger sur l'apparence et que, après tout, c'était bien leur droit de faire du vélo voilés !

De retour au Centre de vacances... le traitement habituel contre la chaleur : bières à volonté, détente, musique, belote, et tout et tout. Repas puis dodo ... Ce fut parfait pour ceux qui avaient le privilège de la clim'. Les autres, mal aimés, souffrirent en silence de l'excès de température.

Et demain sera un autre jour !

Sur le pied de guerre dès potron-minet, les vélos furent enfourchés sans tarder. Direction le col de Soubeyrand. Une belle petite montée, à  la fraîche (ou presque) et puis une grande descente en virages serrés avant un retour en faux plat.
Frais comme des gardons au sommet du col.
 En cours de route, la patronne se fit voir au milieu des lavandes. 
Et son ami Pierrot de s'enivrer des senteurs de la Fleur ...
tandis que les copains se contentaient d'admirer le paysage digne des cartes postales provençales.

Une rando, plutôt courte que quelques mordus ont rallongée d'un col, juste pour le plaisir.  Pendant ce temps, le G.O. offrit à chacun un abricot. Sympa le chef ! Merci patron !

L'après-midi fut laissé libre par les généreux organisateurs... Chacun vaqua à ses occupations, jusqu'à l'heure de l'apéro.

La rumeur enflait, les consultations se multipliaient, les chuchotements allaient bon train...

Monique, en cheffe émérite du protocole, consultait dans sa chambre, organisait et expliquait les secrets du soir. Chacun connaissait désormais le programme et son rôle.

C'est le moment que nos amis de Mars choisirent pour aller acheter des huiles ! Inutile de demander pourquoi... Depuis le début, on sentait bien qu'ils voulaient vivre leur vie comme 50 ans plus tôt, lorsqu'ils avaient quitté famille et amis, au milieu de la soirée, pour aller "faire bande à part".

Hélas ils ne purent s'échapper discrètement. Laissés hors de la confidence mais menés par le bout du nez par les malicieux Sylvie et Gérard, ils durent se résigner -tous désirs retenus- à visiter... le nouveau Gymnase du Centre de vacances.

Là, à l'insu de leur plein gré, ils furent soudainement acclamés par le cortège nuptial prêt à leur faire vivre la rebelote de leur mariage. Le chant des invités, habillés à  la mode "Chic-Choc",  monta en choeur : "Bon anniversaire Nanou, bon anniversaire Michou". Lalalère. Pour l'intimité et la discrétion, c'était raté !


Émus, surpris et ravis à la fois, ils ne tardèrent pas à revêtir leurs habits de noces-bis. Elle dans une robe blanche de vierge enamourée, Lui dans un cuissard classieux surmonté d'un nœud-pap' et d'un casque cyclo du plus bel effet !

Ils ne tardèrent pas non plus à vouloir... consommer !
Alors, à même la table, dans une position suggestive, Elle fut pénétrée par le regard ébloui de son amant, ardent et impétueux comme en 69, leur année érotique ! (1)

Hésitations ? M. le Maire attend les consentements
C'est alors  que tout s'enchaîna : le cortège dans le parc, la cérémonie menée presto avec le discours de M. le Maire, le "oui" hésitant puis renouvelé pour-50-ans-encore et l'échange des anneaux ; la fantaisie du vélo élastique, les séances de photos des époux, des amis, sans oublier le champagne, les amuse-gueules, les cadeaux mémorables et la traditionnelle carte d'anniversaire signée par TOUS.

Présentes au balcon,  des amies (sans doute) du Re-Marié qui avaient jusqu'à ce soir espéré que leur tour arrivait étaient chagrines ! Déception, frustration... Mais Lui, plus fidèle qu'on ne croit, venait de redire "oui".
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La photo officielle des RE-MARIES et de leurs invitants. 

Avec les amis du bout du Monde


La Re-Mariée et quelques copines


Les Re-Mariés et les G.O.

Le dîner de noces fut grandiose, précédé d'une farandole autour du restaurant : les Vieux Amants en tête, acclamés par un parterre innombrable de spectateurs attendris et heureux de participer à la fiesta.

Le gâteau symbole des prochains 50 ans
Puis à nouveau champagne pour accompagner les délicieux gâteaux. On passera sur la suite de la soirée. Les danses enlacées, les rocks endiablés, les héros éméchés, jusqu'à la jarretière malicieusement haut perchée et le pot-de-chambre passé de mains en mains. Y compris dans celles d'un barde à la guitare bien guillerette !

"Mine de rien, j'emballe !" disait Guy Bedos
On vous taira les autres détails. Celui qui signe cette page a eu le privilège d'occuper la chambre à côté du nouveau couple. Peut-être un jour lèvera-t-il le voile sur la bande-son enregistrée ?

Le lendemain, le marché de Nyons, le déjeuner à Taulignan et le retour au pays furent parfaits mais quelconques après la folie de la fête nuptiale. Quoique ... D'après certains récits, il y eut un moment de fête redoublée et de fou-rire intense du côté de Bourg-Argental, quand surgit la poussette du petit-dernier...

Mais ça s'est passé en comité restreint et là nous n'y étions pas. Alors chut !

(1) Pour info : si la demande s'avère générale, les preuves seront prochainement consultables sur les réseaux sociaux ! 

samedi 29 juin 2019

Avant la Provence, l'apéro !


"Charlieu reçoit, Charlieu sait recevoir" selon le dicton local ...

Désormais il faudra dire Pierre sait recevoir ! Il en a fait une nouvelle démonstration pour préparer la sortie autour de REMUZAT et de la DROME PROVENÇALE.


Les invités n'ont pas tardé à arriver



 










Après avoir montré patte blanche, puisqu'ils avaient tout préparé, Jacqueline a laissé la parole au Grand Ordonnateur.




La séance se passa au tableau blanc : 
Itinéraires, sorties, visites, organisation des voitures et du transport des vélos, tout était prévu, pensé ...

 



Chacun était très attentif aux explications ...

Surtout Jean-Pierre et Michel !
 















Et puis ce fut le début des agapes. Magistrales, comme d'habitude ...


La logistique enfin réglée, il fallut manger et boire ! Merci les amis.

Rendez-vous lundi 1er juillet, direction la Drôme provençale et peut-être bien le VENTOUX...

vendredi 1 mars 2019

C'est parti pour la DRÔME PROVENCALE !

-
Ils s'étaient quittés heureux, mais émus, l'an dernier, laissant derrière eux les belles vaches de l'AUBRAC,  espérant qu'il y aurait un après, un nouvel été en 2019 !

Maryse rêvait encore à son magicien, Monique au taureau monumental de la place de Laguiole, Charly au droit enfin retrouvé de chevaucher son vélo sans peur ni reproche ; Michel et Nanou celui de danser jusqu'au bout de la nuit, Jacqueline et Pierre -le couple bionique- celui d'imaginer qu'ils avaient encore vingt ans... !

Les autres, tous les autres, fomentaient aussi quelques beaux rêves pour le mois de juin des cyclos charliendins. Encore fallait-il que leur cheffe leur concoctât un petit programme ad hoc ! Voilà, c'est fait. 

La Boss a bien bossé et a déniché un hôtel-vacances spécial randonnées dans la Drôme. Drôme du sud que les agences touristiques appellent la Drôme Provençale.

Le village-club Les Lavandes à Rémuzat. Il appartient au groupe NéaClub, semblable à ceux que nous avons fréquentés à Annecy et Laguiole. [cliquez sur le lien pour plus d'infos]

Le petit plan-vallée ci-contre donne une idée de l'environnement proche et la carte ci-dessous en resitue l'emplacement dans la région, entre Montélimar d'un côté (62 km) et Gap de l'autre (80km). Nyons l'une des belles bourgades bien connues est à 25 km.

 


D'abord ses paysages l'été avec les contreforts du Vercors, les champs colorés et leurs senteurs merveilleuses...

Et bien d'autres lieux que le site de Rémuzat présente ainsi :

Les champs de lavande présentés sur le site du Village-Club
"Prenez le temps de vous poser dans ce village de la Drôme provençale aux maisons de pierres et aux tuiles d'argile. Les places y sont chaleureuses... Levez les yeux quelques instants pour admirer le spectacle que les vautours nous offrent au quotidien. Ces oiseaux qui vous invitent à les rejoindre sur les sommets en empruntant les sentiers de randonnées.
Autour du village (447 m d'altitude), les Préalpes du Sud, dont les sommets culminent à plus de 1000 m, se découpent sur un ciel dont la luminosité est incomparable."

Voilà qui renvoie au plaisir des  cyclos, celui de parcourir les belles petites routes de Provence et de grimper sur les sommets alentour.

Un coup d’œil rapide sur le relief de la région fera de doux frissons aux plus agiles et peut-être aussi frémir les moins téméraires.

Pas de souci, il y aura des itinéraires adaptés à tous !  En particulier pour ceux qui ne roulent à vélo, les balades à pied, les découvertes des villages, des vignobles et des champs, seront nombreuses et faciles à organiser.


https://www.ladrometourisme.com/fr/la-drome/decouverte/drome-provencale/

 Alors bonne préparation. La Boss a déjà constitué la cagnotte. "C'est pour régler les arrhes", a-t-elle dit à tous les participants. Faut-il la croire ? Faut-il s'en inquiéter ?

Rendez-vous les 1er, 2, 3 et 4 juillet. Pour le plus grand plaisir.

mercredi 13 février 2019

Avec le soleil, les vélos repoussent

Depuis la fin du mois de janvier, quelques vélos courageux et téméraires étaient parfois sortis des garages. Oh ! certains n'y étaient pas restés longtemps, puisque la saison 2018 s'est terminée tard, au point que je me suis laissé dire que les plus mordus ne se sont même pas autorisés la trêve des confiseurs...

Le groupe en sortie, avec LA PATRONNE, en jaune, au centre !

Bref les premières sorties se sont déjà organisées depuis plusieurs semaines, la plupart des cyclos en profitant pour monter en puissance dès le début de saison. La température n'était pas toujours à la hauteur souhaitée. L'un des premiers jours de février, elle était autour des 3 degrés. Brrrr ! Supportable cependant quand un mince soleil d'hiver réussit à percer derrière les nuages. Et d'ailleurs le groupe comptait au moins une dizaine d'amateurs.

En tout cas, avec les jours qui grandissent et la température qui monte, les vélos poussent sur les routes comme les fleurs au printemps.

Hier, grande surprise au rendez-vous habituel. La patronne était là ! On ne l'avait plus vue parmi nous depuis des mois, depuis que les chirurgiens, les kinés et surtout le mauvais sort lui étaient tombés dessus. Je devrais dire tombés sur le genou puisque, depuis, il ne veut plus se laisser fléchir à la demande. 

Devant l'église de Céron, les douze 
Elle venait, soit disant, nous voir, nous dire "bonjour" avant la sortie qu'elle se proposait de raccourcir au premier virage venu, se prétendant incapable de suivre le rythme et la distance. Mais elle avait belle allure sur son vélo de charme, toujours équipé d'une manivelle droite bricolée par "son" mécanicien personnel.

Et puis les kilomètres faisant, le courage bien arrimé entre les dents, elle s'est prise au jeu. Artaix, Urbise, Céron ... elle était toujours là. Arrivée à Chambilly, elle voulut retrouver son autonomie en passant par Marcigny ! Elle fut vite dissuadée par la troupe qui lui promit de réduire l'allure. Elle est restée mais la vitesse de croisière n'a pas baissé, au contraire.
A l'arrivée, peut-être un peu essoufflée, voire exténuée, elle faisait la bise à tous, avant de rejoindre un ... garage à vélo qu'elle loue, paraît-il, à Saint-Nizier. 

Elle avait fait plus de 80 km. Bravo Jacqueline, tu nous épates encore !     

[Photo, devant l'église -de gauche à droite- : Louis Bajard, Gilles Chaloin, Gilles Perrotton, Jean-Paul Jeandot, Michel Soutrenon, Francis Grunert, Guy Deverchère, André Rochigneux,  Michel Dumont,  Jacqueline Charmette,  Charly Vanet,  Paul Giraud]