Lieu : Bouverie - Horaires

"Les cyclos de Charlieu" ne sont pas une association, ni un club sportif. Ils existent pourtant depuis plus de 50 ans.

Ceux d'aujourd'hui ont peu à peu pris la place. Ce sont des mordus de vélo, indépendants, qui aiment
rouler ensemble
pour le plaisir de pratiquer les routes autour de CHARLIEU. Tout amateur peut se joindre au groupe.
Un seul mot d'ordre, outre la bonne humeur, se retrouver au point de ralliement : PLACE DE LA BOUVERIE - CHARLIEU
L'été le rendez-vous est à 8h00
. Les autres saisons, c'est à 13h30.
Les rendez-vous ont lieu les mardis et vendredis.

Flash défilant hiver

Horaires des sorties-cyclos, le mardi et le vendredi : 13h30 - place de la Bouverie - CHARLIEU

jeudi 30 avril 2020

Dans la série "Bonnes nouvelles" - Info du JOUR


Déconfinement : « la distanciation s'impose aux coureurs cyclistes »

selon Roxana Maracineanu


Les coureurs vont pouvoir commencer à reprendre l'entraînement 
en extérieur le 11 mai. (E. Garnier/L'Équipe)

La ministre des Sports a évoqué 

la reprise de l'entraînement 

par les coureurs en vue du Tour de France (29 août-20 septembre).

Interrogée sur le cas du Tour de France et le déconfinement des cyclistes mercredi soir sur France-Info, Roxana Maracineanu a précisé les premières étapes à une reprise de la saison : « Je crois que la possible sortie des sportifs pour qu'ils recommencent leur entraînement a réjoui les cyclistes qui attendaient de pouvoir descendre de leur home-trainer, pouvoir reprendre un vrai vélo et aller plus loin qu'un kilomètre autour de chez eux. Eux vont pouvoir reprendre l'entraînement. »

Le ministère avait déjà annoncé mardi que « le Tour de France n'[était] pas remis en cause, il n'y aura pas de grands rassemblements avant septembre mais le Tour débutant le 29 août, il peut y avoir des aménagements ». La ministre a ajouté sur l'antenne de France Info que « pour que le Tour de France ait lieu, il faut qu'un certain nombre de conditions aient lieu, qu'il puisse y avoir des épreuves préparatoires et qu'ils puissent rouler en peloton, pour l'instant, ce n'est pas le cas. La distanciation imposée au reste de la société s'impose aux coureurs également ».

« La doctrine actuelle n'impose ni son report, ni son annulation ni sa tenue »
Roxana Maracineanu, à propos du Tour de France.
Néanmoins, elle restait prudente sur le sujet : « Aujourd'hui, il y a toutes ces incertitudes à lever et qui tiennent à la progression de la pandémie dans la société. La doctrine actuelle n'impose ni son report, ni son annulation ni sa tenue. »

Sur le processus à venir, Roxana Maracineanu a ajouté :
  
« Il faut que les coureurs puissent reprendre l'entraînement tout seuls, puis en groupe, puis pouvoir s'aligner sur des compétitions préparatoires pour le Tour de France. Je suis consciente que c'est essentiel pour la survie de beaucoup d'équipes professionnelles. »

Pour le moment, un point d'interrogation subsiste sur la possibilité d'organiser des stages d'équipe durant cette période. La question de la possible tenue ou non du Critérium du Dauphiné, habituel prélude au Tour de France, et envisagé la deuxième semaine d'août - les dates de report n'avaient pas été officialisées - n'a pas non plus été éclairée.

publié le 29 avril 2020 à 20h16 mis à jour le 29 avril 2020 à 20h17

jeudi 23 avril 2020

Dans la série : "Les Grands Ingénieurs du confinement"

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    Depuis le début du confinement, tandis que l'on ne peut plus sortir, courir, rouler, se rencontrer, on SE CROIT  sur UNE AUTRE PLANÈTE.

Sur une autre planète ? oh ! bien sûr, c'est juste une expression commune pour dire l'étrangeté du monde actuel. On n'y croit pas ... Et pourtant on a tort.
L'inventeur. Aux commandes !

Confinés ? Oui ! Cons finis ? Non !
.
Il y a sur la planète MARS, un ingénieux confiné, qui s'était fait discret jusqu'alors. On s'était même gaussé de sa conversion dans le social.

Eh bien, c'était à tort ! Il  inventait la plus belle et étonnante machinerie de convivialité confine. 

Une victoire pour l'humanité. 


Un ingénieux ingénieur capable à la fois

*  de tirer parti de son temps libéré,
*  de détourner l'usage des plateaux, des manivelles et autres pignonnages à vélo,
*  de créer un lieu nouveau de rencontres, respectant parfaitement les règles de distanciation sanitaires,
*  de faire plaisir au monde entier !

Et pour cela, il suffit de faire tourner le mécanisme. Dis plus simplement, il suffit de
pédaler. Pour un cyclo passionné et confirmé, quoi de plus simple ?

Détail technique sur la machinerie révolutionnaire


Tout est sous contrôle

Pendant sa longue vie professionnelle, notre ami a, nous dit-on, beaucoup travaillé réfléchi, échangé avec ses collègues

Il aurait aussi beaucoup travaillé vérifié, contrôlé.

Son nouveau rôle s'inscrit dans la parfaite continuité des tâches effectuées et des compétences acquises.


Et, pendant deux jours il a beaucoup travaillé !


Le K l'Bar, un open bar d'un genre nouveau
D'abord il fallait sur ce coin de planète trouver un lieu original, atypique, une sorte de bar qui n'en soit pas un, mais qui fasse office de Service Public. Il le dénomma  "AU GRAND K LE BAR". Peut-être pas un nom du meilleur goût - car certains reniflent vraiment- mais c'est sympathique, populaire et attrayant. 

Ensuite, il était nécessaire d' afficher le respect des conditions sanitaires.

Avec gel de qualité à volonté. Gel hydro-alcoolique, des meilleurs chais. En l'occurrence notre Kl'barman a choisi le haut niveau : 13°5. C'est bien, c'est propre, c'est sûr !

Ensuite, les masques et gants obligatoires : chacun apporte ce qui lui convient. Très couvrants, imperméables au Covid 19, lavables, fonctionnels. C'est sans risque !

Puis il fallait engager une K l'barwoman. Quelqu'un de confiance, d'expérience, docile aux injonctions du constructeur. Quelqu'un de costaud, aux jambes fines et solides, irréprochables, susceptibles de pédaler longtemps et régulièrement en cas d'affluence.

La Kl'barwoman engagée. Lui aurait-il cloué le bec ?

Des jambes bien en place sur la machine
Presque émoustillant ! (1)


Enfin, comment alerter le client ? comment rentabiliser l'installation ? Pendant que notre ingénieux inventeur réfléchissait aux techniques de marketing et aux procédures réglementaires de publicité en ces temps spéciaux, le hasard fit bien les choses ...

LE HASARD  ?  oui, oui ! LE HASARD

En effet un couple de citoyens, parfaitement respectueux des règles de confinement, avec en poche leur attestation dûment signée, justifiant leur déplacement

"pour motif familial impérieux, pour l'assistance 
aux personnes vulnérables",

passait devant le nouvel établissement de convivialité. Ils venaient de visiter à Coublanc, une grand-mère fort âgée et en besoin extrême d'affection, de soins et de proximité. 

Liant l'utile à l'agréable - et sans déroger aux strictes règles - ils ont ressenti au passage le besoin de s'arrêter à l'open bar

Hasard encore, ils connaisaient les sympathiques propriétaires... Ah grands dieux ! pas de bises ... Juste un petit salut furtif de la main, restant -à regret- à distance derrière la barrière de l'entrée et réajustant parfois leur masque réglementaire ! 

Des visiteurs, assoiffés de contacts, parfaitement en règles

"Patron, deux Corona, deux !". Du fond de la cour, on entendit un "Cool ! Ça vient, ça vient". Alors le charmant duo préposé aux pédales se mit au boulot. Et la commande arriva. Un vrai enchantement  !

Quelle mousse ! Impeccables ces bières, fraîches et savoureuses comme les proprios de l'estancot ! 

D'ailleurs les services administratifs chargés de contrôler la réglementation des sorties ont gracieusement accepté de nous en transmettre les vidéos. Il suffit de regarder !

 


A la vôtre !  A MARS,  ON est vraiment  SUR UNE AUTRE PLANÈTE

Quel homme ce MICHEL, je vous le disais quel saint homme ! 

Maintenant, chers amis cyclos : relisez bien vos attestations de déplacement et cochez la bonne case qui vous permettra en toute légalité de rencontrer ce charmant couple de travailleurs du BIEN PUBLIC. Et lui permettre de faire face aux risques de dépôt de bilan, en cas d'affluence insuffisante.

Ne gardez pas pour vous ces bonnes nouvelles. 
Faites-les connaître autour de vous !

(1) - Oui. Je crois pouvoir attester que ce sont bien les jambes de la tenancière ! Quoique ... ? Qui saura trouver à qui elles appartiennent ?
.

mardi 21 avril 2020

Je confine, tu confines ... NOUS CONFINONS ...


Enfin des nouvelles des confinés, par les confinés eux-mêmes !

A tout seigneur, tout honneur ...

FRANCIS, 
le chef de route est en peine. Il a bien essayé de tester des petits parcours discrets avant que les mesures de déplacements ne deviennent trop contraignantes.

Oh ! c'était sans doute pour le bien du groupe, afin qu'à la reprise il ne soit pas en manque de nouveaux itinéraires. 

Alors "votre serviteur -dit-il en parlant à la 3ème personne comme Alain Delon !- est en train de s’entrainer dur, en montée et également en descente. "

Ce serait ses points faibles, selon lui... Modeste le chef !


Modeste ? Il a tout de même pris le temps d'une longue séance de shooting. En voici les preuves, qu'il n'hésite pas à commenter : 


"Le pack de bière est en quelque sorte un handicap pour augmenter la difficulté de la montée, le décapsuleur est juste là en cas de défaillance… 
 





"Pour la descente, je n’ai pas trouvé de bidon vraiment mieux profilé (Gewurztraminer Réserve 2016). 

Et comme notre Président a dit que nous étions en guerre, étant d’origine allemande, j’ai bien sûr mis un casque à pointe.

En tout cas, comme les scouts, notre Francis sera prêt le jour "J" !

En revanche les amis, faut-il s'inquiéter d'André ?

Depuis quelques semaines, son STRAVA ne donne plus aucun signe de vie. Il est en panne, grave. Pas même quelques rondes autour du Château de Malfarat. 

Faut-il redouter le pire ? Je le crains réellement, après avoir consulté le catalogue "vélo" du Bon Coin. Voyez par vous-mêmes :

Beau vélo de grimpeur colombien. A débattre. S'adresser à André R.

Mais il compense, paraît-il, en montant et descendant de plus en plus vite les escaliers de son immeuble. Séances de longue durée, fractionnés, chronomètre en main et surveillance cardio !  Il ne craint plus rien, sauf que ses voisins le prennent pour dingue. Mais non, mais non, pas de souci !
  
Toujours dans la rubrique "Prenez soin de vous", un extrait du courrier d'Angèle : 
  "Confinés certes, mais toujours en forme et piaffant devant des vélos qui prendraient la poussière si on ne les bichonnait pas un peu (beaucoup ?...). Pour être sûr de respecter les consignes de sécurité, Charly s'est entaillé deux orteils en passant la tondeuse : donc abstinence obligée... mais rassurez vous tout est bien cicatrisé et il se prépare pour des jours meilleurs en usant du vélo d'appartement." 
.
En terminant, elle souhaite à tous de garder la forme et suggère même d'explorer d'autres sources d'occupation : "pourquoi pas le crochet, le tricot, la cuisine, l'écriture... ou le farniente au soleil ?".
 
Fais attention Charly : les chiffons, les clés à molette, les pompes, les tondeuses etc., sont de dangereux instruments de travail. N'oublie pas que tu es en retraite !


Pierre, le Baroudeur

nous transporte régulièrement dans les paysages qu'il traverse en nous adressant ses diaporamas. Un jour, il était en Bretagne ... Récemment il était à la Réunion.  Comment fait-il pour ne pas se faire contrôler ? Il est vraiment très, très fort.

Jacqueline nous a donné toute assurance : elle sera de retour à la fin du confinement. B.R.A.V.O. Mais pas sans peine : travail de gymnastique, marches, séances de home-trainer, courses à Saint-Nizier (?), etc. 


Gérard est au TOP.

Il cultive aussi son home-trainer en attendant mieux. Il nous a même procuré quelques photos.




Je crois qu'il a signé avec une nouvelle équipe pour la fin de saison.

Une équipe aux poumons exceptionnels, résistant à tout traitement 
    COVID 19


 
Profitant de ses temps libres, Sylvie s'est engagée dans de petits travaux ...

travaux de coiffure, pour ne pas perdre la main

travaux de couture ... sorte de mascarade à la mode !



Et les autres comparses ?

Daniel a suspendu son vélo (pneus dégonflés sur les conseils des experts !) au profit de quelques séances de jardinage et ballades d'entretien.

Michel, quand son vélo sur roulettes ne le démange plus, se reconvertit dans les bonnes œuvres et les associations humanitaires. Il fait du télétravail pour "S.O.S. P'Tits Vieux" ; il appelle plusieurs fois par semaine des anciens trop isolés, fatigués et perdant le moral. J'ai eu le grand honneur (et plaisir) de l'avoir pour deux conversations consolatrices. Un saint homme, vous dis-je !

Pas d'autres nouvelles ? Ce sera l'occasion d'un nouvel article.

Sportez-vous bien.









jeudi 16 avril 2020

C'est quand la fin du match ?


Malgré mes sollicitations, j'ai eu très peu de réponses à mon précédent mail. Quelques timides retours, sympas, amicaux  mais pas très exploitables. Alors j'ai essayé de faire le compte-rendu, à ma manière, vu de mon étrange lucarne. Juste pour le fun ! Attention, évitez le MDR (Mort De Rire, comme disent les d'jeuns). Dans la période, c'est trop risqué. 😂😁😀

Depuis la mi-mars, nous sommes tous restés devant nos écrans de TV, de PC ou de tablettes, pour regarder  le match de foot inédit, 

l'incroyable CORONAVIR contre le RESTE-DU-MONDE

Il faut dire que depuis près d'un siècle on n'avait rien vu d'aussi exceptionnel. C'était en 1919 ... lorsque s'était déroulé  le match d'anthologie entre l'équipe des GRIPPÉS-ESPAGNOLS et la WORLD's GRISE-TEAM  

MERCI à la chaîne l'ÉQUIPE 20/21 qui venait de nous en rediffuser l'intégrale. On en avait plein les yeux (des larmes surtout), on était donc pleinement dans l'ambiance... 

L'arbitre donna le coup d'envoi, le 17 mars à 12h
Nous étions bien confinés dans nos maisons douillettes, tandis que des chants "Restez chez vous" (sur l'air des lampions) montaient des tribunes populaires. Et passionnés par la première partie du match, nous n'avons pas trop vu le temps passer. 
Il faut dire que les actions étaient multiples, dynamiques, avec des passes inattendues d'un hôpital à un autre, des échanges d'une région urbaine à une rurale, des passements de jambes d'une zone surchargée à une autre moins déprimée ; des contre-pied fabuleux, des une-deux rapides -y compris en TGV-. Tout l'arsenal des techniques se manifestait sous nos yeux fiévreux, sans parler des remplacements fréquents pour reposer les premières lignes bien vite harassées. 

Un spectacle rare, d'autant que les commentateurs étaient compétents ; on était loin des "Tout à fait Thierry" que notre Jean-Mimi national distillait benoîtement au siècle dernier. Là, rien que des spécialistes, des virologues, des infectiologues (on savait même pas que ça existait) qui expliquaient la stratégie des partenaires du CORONAVIR, leurs multiples tactiques pour déjouer le RESTE-DU-MONDE qui avait bien  du mal à trouver la parade. Pas de médocs, ni vaccin en vue, même les tacles à disposition étaient peu efficaces.  Comme disait déjà La Fontaine il y a plus de 4 siècles : "Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient atteints !"

A la mi-temps, en attendant l'intervention du Grand Manager élyséen, on commença à faire les comptes parmi les spectateurs. Ils avait tous pris quelques petites bières belges pour étancher les soifs et les inquiétudes. Ceux qui avaient pris une Corona réussissaient à s'en sortir sans trop de douleurs ni de fièvre. Ils seront autorisés à voir la seconde mi-temps dans leur fauteuil roulant. Les autres qui avaient préféré une Mort subite, virent s'éteindre subrepticement leur écran. En fait, les joueurs du CORONAVIR avaient déjà fait la différence. Il serait difficile de revenir au score.

Le Ma(cro)nager ne se paya pas de mots (de maux ?). Il remonta le moral des troupes, promit des primes mirobolantes, comme jamais il n'en avait données, changea quelques joueurs, renouvela l'équipe des soigneurs et  renvoya chacun à la fin de la seconde mi-temps. N'oubliant pas l'adage de Saint-Christophe, il rappela à tous les combattants la célèbre formule des maquignons : "C'est à la fin du marché qu'on compte les bouses !"

Les voilà donc requinqués, d'autant que les malfouteux de Grande-Bretagne, d'Italie et d'Espagne sont déjà hors-jeu, tellement ils ont encaissé de buts les jours précédents.  

La seconde mi-temps est donc lancée depuis le 15 avril. Déjà quelques tendances sont plus favorables. Les soigneurs, quand ils interviennent sur le terrain, sont mieux équipés. Ils ont troqué leur maillot contre des surblouses, leur mouchoirs contre des masques -certes un peu sortis de la dernière guerre mais tout de même efficaces-. Ils se sont aussi procurés chez Mégathlon des aspirateurs bricolés en ventilateurs à bronches pour les plus époumonés. Oh ! les courbes ne se sont pas inversées, "les mouches n'ont pas encore changé d'âne" selon la savante formule des commentateurs d'antan. N'empêche que l'espoir pointe peu à peu dans l'esprit des spectateurs attentifs ! 

"L'essentiel, avait répété avec optimisme le Grand Manitou, est d'arriver à la fin du temps réglementaire, avec suffisamment d'arguments pour pouvoir survivre aux ultimes contre-attaques"... 
Certains déjà n'arrivent plus à dissimuler les crampes qui surgissent. Ils  boiraient bien  une petite corona mais elle leur est strictement interdite, sous peine d'amende de 135€ triplée.

Voilà où nous en sommes. La seconde mi-temps est en cours. L'espoir fait vivre, dit-on. Dans la conjoncture, il semble qu'il  n'y ait plus que cela. Attendons la fin de partie que doit siffler l'arbitre le 11 mai...

Pour ma part, même si je n'en rêve pas, j'ai déjà parié sur des prolongations pour les vieux observateurs : deux fois 15 jours de chaque côté, avec peut-être à la fin, en guise de feu d'artifice,  les tirs au but.  Ah ! la belle incertitude du sport !

Tout bien compté, ça nous amènera  fin juin et la sortie en Auvergne, du côté du Mont-Dore, sera-t-elle enterrée ?
Quoique ... s'il n'y a que la sortie cyclos d'enterrée, on pourra toujours se réjouir et faire la fête ensemble en 2021 !
 

mardi 14 avril 2020

Retrouvailles, un soir d'hiver


La saison 2019 s'était prolongée longuement pour ceux qui n'aiment pas faire de longues interruptions.

Mais en ce début février, ils étaient nombreux déjà à avoir repris la route, grâce au temps plutôt favorable. D'autres se contentaient du home-trainer pour être en mesure de démarrer sans trop de décalage.

Mais la petite rencontre de retrouvailles d'hiver -celle qu'aimait organiser Paul Lapalus !- il ne fallait pas la rater. Gérard, qui connaît tout le monde, avait parmi ses relations le cuistot adéquat, avec une salle de restau toute nouvelle et une jeune patronne sympa. Alors pourquoi hésiter ?


Combien étions-nous, hommes et femmes confondus ? Autour de 25, je crois : les habitués des sorties annuelles et aussi quelques nouveaux qui semblaient ravis de participer. Je pense à Jean-Paul et son épouse ... Et puis l'on retrouvait ceux et celles qui, éclopés de la fin de l'année, revenait avec enthousiasme, décidés à retrouver bientôt leur meilleure forme : n'est-ce pas Georges ? et Jacqueline, tout juste sortie de son "camp d'entrainement" ? 

Janvier était passé mais on n'hésita pas à se souhaiter encore Bonne Année. Y a pas de mal à se faire du bien.

 Francis, en bon chef de route, avait hâte de reprendre du service. Ce soir, il ne fut néanmoins que le chef du service photos. C'était déjà pas mal. 

Vous trouverez ci-joint le résultat. Quelques photos pas exceptionnelles, convenons-en. On est loin de voir tous les convives mais on voit bien la table !

Il paraît, de son propre aveu, que celles qu'il a conservées, pour son usage ou plaisir personnel, étaient nappées de flou et de brouillard les rendant invisibles.

Avait-il des fourmis dans les jambes, ce soir-là ? Aurait-il exagéré sur le kir ou le rouge ? On ne poussera pas  plus loin l'enquête...  car "cela ne nous concerne pas !"  disaient naguère Les Inconnus.



 A vous de deviner qui étaient les convives ? Envoyez -amicalement- vos réponses à Gérard, il était le maître de cérémonie et chef du protocole ! Le vainqueur gagnera le droit ... d'avoir son nom publié sur le site !  😀😁😍

dimanche 22 septembre 2019

Les Amis de Georges ... et de Gérard

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Depuis six semaines que Georges est dans l'obligation de ne pas poser le pied par terre, Marcelle n'a pas gardé les pieds dans le même sabot !

Avec sa fille et sa petite-fille, elle a organisé de main de maître l'anniversaire de Georges. Des 80 ans chauds et ensoleillés en cette mi-septembre ! Bien sûr c'était prévu depuis quelques mois mais  en dépit de l'accident, la fête a été maintenue. 

Georges, sa fille et sa petite-fille entourés de la famille
80 ans, mais aussi 50 et 20, pour lier trois générations nées en 39, 69 et 99. Plus d'une centaine d'invités avait répondu présents, dont un bon nombre de cyclos puisque Georges les fréquente régulièrement depuis des années.

Sans prétention mais avec l'intention de se démarquer, ces amateurs de vélo avaient passé un petit foulard rouge qu'ils ont bien vite accordé à Georges et Marcelle pour rappeler leur appartenance. Puis au cours du dîner,  sympathique et convivial à souhait, ils ont poussé la chansonnette en l'honneur de leur ami.

Parodiant la belle chanson que G. Moustaki avait composée en l'honneur de Georges Brassens, ils entonnèrent eux-aussi "Les amis de Georges" ... où les "anars" devenaient des "routards" et les poètes des champions cyclistes ! Plus tard, avant la musique et les danses,  ils  appelèrent au secours JoJo-Zorro,  pour voler au secours du cyclo en déroute. "Eh, eh, JoJo est arrivé-é-é, sans s'presser-er-er, le grand JoJo, le beau JoJo". Bref un petit moment de chorale pour encourager Georges à remonter sans tarder sur son vélo et à se retrouver 
       "dans vingt piges, non de non,
       pour fêter les cent ans, de leur ami Pegon".

(Pour obtenir les paroles des deux chansons, cliquez ici)




Trois jours plus tard ... rebelote ! Cette fois-ci c'était Gérard qui se décidait à sauter la barre des 70 ! Lui qui avait si brillamment incarné JoJo-Zorro, avait fait appel à ses copains pour partager quelques "bulles fines et fraîches" accompagnées d'excellents gâteaux. Après la sortie du jour, c'était sympa.

Son initiative n'a pourtant pas perturbé Sylvie qui avait auparavant lancé des invitations... en toute discrétion. La surprise n'en fut que plus belle et la plupart des amis se retrouvèrent peu après pour partager un apéritif dînatoire  !

 Gérard, les 70 pétillants
Gérard n'avait rien vu venir, jusqu'au moment où, vélos et voitures tonitruantes,  s'approcha le fanion des 70 brandi par Michel, avec force et talent. Le même talent qu'il manifesta plus tard en prononçant le discours d'anniversaire : "Bienvenue au Club des septuagénaires ..." ou quelque chose d'approchant, en tout cas de sympathique et chaleureux.
La soirée amicale fut belle. La surprise était passée mais l'émotion était encore là quand, le lendemain matin, nous arriva un petit SMS "...magnifique soirée..., disait-il, qui restera parmi mes meilleurs souvenirs...".

Belle vie, bon vent à nos deux "jeunes" amis et bravo à Marcelle et Sylvie pour ces délicieux moments.




vendredi 30 août 2019

Sorties : infos pratiques

Message hebdomadaire

*  Les sorties ont lieu les MARDI  et VENDREDI, au point de rencontre habituel :  place de la Bouverie - CHARLIEU..

Rendez-vous à 13h30,  à partir du mardi 3 septembre.

*  Il est prudent de ne pas arriver en retard ... Le départ se fait  à l'heure dite.

RAPPEL :


*   Pendant l'été, à partir du 1er juin le rendez-vous est à 8h00 - sorties matinales permettant d'échapper à la chaleur.

*  Lorsque  la météo n'est pas favorable ... il est loisible à chacun de me transmettre une consigne la veille  pour proposer un autre jour ou un autre R.V.  [le "webmaster" mettra alors le site à jour]

*   A tour de rôle, chacun pourrait proposer  un parcours ! Parcours facile pour début de saison, plus corsé ensuite ...

*   Bonne route à tous ...

samedi 17 août 2019

La chambre 306 est réservée

Connaissez-vous la chambre 306 de la clinique du Renaison ? Non, c'est que vous n'êtes pas allé voir Georges lors de son hospitalisation (voir article précédent). Il y est resté près d'une semaine après un coup de corde fatal. (1)

Mais savez-vous que cette chambre 306 est réservée aux cyclos de Charlieu ?

Notre amie Josiane l'a testée et vérifiée dès le lendemain après le départ de Georges. Coïncidence ? sans doute. Mais qu'est-elle allée faire dans cette chambre vide ? 

Josiane et Daniel au Ventoux, 24/06/19
Dimanche dernier (11 août), c'était sortie vélo avec les copines et les copains. : arrivée à un carrefour, peu après la chapelle de Saint-Claude, Josiane  s'est emmêlée dans son coupe-vent, placé autour de la taille. Et la voilà brutalement tombée à terre. Bilan : le coude gauche cassé, une opération de 3 heures, deux broches bien ficelées, 19 points de suture et 45 jours d'immobilisation ! 

De retour à la maison, elle aussi prend son mal en patience mais regrette d'avoir dû annuler le périple au Ventoux prévu cette semaine. Eh oui ! Josiane la discrète est une vraie sportive éprise de dénivelés... Déjà en juin, partie de Baudoin avec son manager préféré, elle avait atteint les fameux 1909m mythiques. La photo ci-contre l'atteste magnifiquement.

C'est sans doute juste repoussé à plus tard. En attendant Daniel se démultiplie, faisant tous les métiers pour deux : cuisinier, plongeur, balayeur ... et bien sûr infirmier entre deux sorties de vélo. On leur souhaite courage et moral, comme à Georges et Marcelle ! 

Mais de grâce,  cyclos charliendins soyez prudents ! Faites mentir le "jamais deux sans trois"... même si vous savez, à l'avance, que vous pourrez toujours compter sur la 306.

(1) voir article précédent - "Maudite corde..."

mercredi 14 août 2019

Maudite corde. Vachement grave !

"Je porte, je porte, la clé de Saint Georges.
Quand j'l'aurai assez portée
Je la laisserai tomber ..."

 
 Mauvaise nouvelle. Notre ami Georges a momentanément laissé tomber la clé ! Il faut dire qu'un drôle d'ami des vaches lui a tendu une corde pour le faire chuter de son vélo.

Vous avez dit Georges ? Eh bien oui, Georges le discret, Georges le sourire tranquille, pour une fois s'est fait remarquer ! 

Certes ce n'est pas sa première chute ; sa vie de coursier puis de cyclos a été émaillée de semblables bobos mais deux fois en un mois, ça fait beaucoup. Une portière malencontreuse s'était ouverte à son passage il y a quelques semaines à Chateauneuf. Plus de peur que de mal pour Georges, mais il avait dû faire hospitaliser son vélo chez Mulot, à Roanne, avant de partir pour la Drôme.

Vendredi 2 août, roulant paisiblement le long de la Teysonne, du côté de Noailly, il fut renversé par une ficelle tendue négligemment par un agriculteur en travers de la route. Le "brave" homme s'était autorisé à interrompre la circulation pour faire traverser son troupeau. Sans le moindre signalement bien sûr. Et Georges en fit les frais : deux passages successifs à l'hôpital, radios, scanner et finalement verdict : fracture du cotyle, un os du bassin, pimentée de 45 jours de fauteuil sans poser le pied par terre. "Merci l'ami" !

Voilà qui donne l'occasion de parler d'un homme affable, réservé mais tellement sympathique. Georges c'est le plus ancien parmi les cyclos de Charlieu. Sans tambour ni trompette, il vient tranquillement de passer les 80 ans et toujours deux ou trois sorties par semaine, pour quelques 5.000 km par an. 

1965. Simpson gagne.
      Georges PEGON finit 14éme


Le vélo pour lui c'est une histoire de famille. Son père, coureur lui-même, lui avait transmis le virus. Georges a écumé toutes les courses de la région, fidèlement accompagné par Marcelle. Les archives du Grand Prix de Charlieu en font la preuve. Une parmi d'autres, le palmarès de 1965 où il finit derrière Simpson mais devant Mastrotto ! 

De ses courses, il en a gardé toute la science. Georges est toujours là quand il faut tirer du braquet et personne ne l'a vu lâcher une roue lorsque le petit peloton de copains s'amuse à mettre les mains en bas du guidon. C'est pour lui un tel  plaisir que pour s'éviter le désagrément (et préserver sa santé sans doute), il choisit de rouler seul ou de baisser le rythme lorsque la pente s'élève.

Georges et quelques autres, dans l'Aubrac - juin 2018
 Il va devoir prendre patience. Mais il y a de la ténacité dans cet homme-là et il semblerait qu'il maintienne -dans quelques semaines- la fête prévue pour marquer ses 4x20 printemps !

D'ici là, Marcelle, son "infirmière préférée" ne le lâchera pas d'un pouce. Quel couple, paisible, tranquille mais ... qui n'hésite pas quelquefois à être facétieux !

Deux photos souvenirs, sorties d'un fond de tiroir du Cantal, en font la démonstration ci-dessous !

Georges, la drague cool
Marcelle, draguée radieuse !

Courage Jo ! Si la saison 2019 est probablement terminée, on t'attend pour 2020. Que ferais-tu sans ton vélo ? 

mercredi 31 juillet 2019

Belote et Rebelote !

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Ils avaient magnifiquement réussi, nos Gentils Organisateurs, la phase de préparation à Saint-Nizier. [Cf. article précédent du 29 juin] 

Certes, le rendez-vous n'était pas au célèbre restaurant la Mamie du Papy, mais un peu plus loin à  la Taverne du Papy de la Mamie. L'accueil y avait été fort sympathique. Tout était prévu : apéritifs variés, petits toasts dînatoires, vins à volonté, gâteaux "maison", etc.
Bref, la séance de mise en train pour les Alpilles provençales avait été parfaite et rondement menée.
Trois jours plus tard, les sacs bouclés, les vélos amarrés, la caravane rassemblée Place de la Bouverie, le cortège pouvait démarrer.



Mais des petites choses attiraient l'attention et mettaient la puce à l'oreille. Des petits riens qui flottaient dans l'air, comme des secrets ou des messes basses... Manifestement tout le monde n'était pas dans la confidence. Qui savait ? qui ne savait rien ? La suite nous le dira.

D'abord ce fut le rendez-vous à l'Auberge du Col de la République pour "un petit déjeuner royal". Il fallut déchanter. C'était "portes fermées". Prévu ou pas ? nul ne le sut. Et la caravane s'élança à nouveau "Direction, Montélimar Sud". 

Qui avait donné la consigne ? Vraie ou fausse consigne d'ailleurs ? Là encore, on ne sut rien ... On nous cachait des choses. Néanmoins chacun choisit son parcours. Les uns filant sur l'autoroute, les autres suivant un bout de convoi qui bien vite se disloqua en autant de voitures. Montagnes et cols touristiques pour les uns, vallée verdoyante pour les autres.   

On se retrouva comme par miracle au lac de REMUZAT, autour des Vallet et de "Lalain" qui avaient déjà reconnu les lieux. Une photo collective permit de resserrer le groupe, en dépit des silences et des rumeurs. 
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Après le pique-nique, photo de groupe. Lac de Rémuzat
A l'évidence quelque chose se tramait même si l'ambiance était apparemment redevenue bonne.

Rien ne se passa tout à fait comme prévu. Le pique-nique se prolongea en sieste, avec quelques bains de pieds, quelques brasses pour les plus mordus mais sans sortie vélo ! Et de prétendre qu'il faisait trop chaud et qu'il faudrait préparer la montée au Ventoux le lendemain et qu'il valait mieux rejoindre au plus tôt le Centre de vacances que la G.O. Jackline avait réservé pour le repos de son guerrier ses amis cyclos.

Là, on éclusa quelques bières et quelques jus de fruit jusqu'au soir, manière de se préparer pour l'aventure.   Au dîner, grand brain-storming afin de décider du parcours. Qui partirait de Sault ? ou de Bédouin, ou encore de Malaucène  pour gravir le mythique sommet de Provence ?

Ce fut la cacophonie : "Graal incontournable" pour les "colombiens" à l'appétit aiguisé ! Dédain pour d'autres : "j'y suis monté 5 ou 10 fois !". Hésitation chez les "petits bras" aux petits mollets. Balade ultime pour les plus anciens, sorte de balade de Nayarama : gravir une dernière fois et puis ... ! Chacun reconnaîtra sa voix ou sa voie !  

Le G.O. en chef trancha dans le vif. "Tous demain à Sault : attaque du Ventoux par la petite pente  pour les faiblards et par Bédouin, la directissime, pour les cyclos, les vrais ! Rendez-vous tous à midi au Chalet RENARD". Ce fut sans discussion. Et tous d’acquiescer avec le sourire.

Chalet Renard - La cohésion se fissurait ... il se tramait des choses troubles.
On taira l'état dans lequel chacun arriva au rendez-vous du Chalet. Tous étaient présents à l'appel, sauf UN. Celui qui précisément ne savait rien de ce qui se tramait.  Avait-il trouvé en chemin une Marguerite, une Véronique ou une Violette dans quelque bas fossé ? Nanou, éplorée, désespérait de revoir un jour son Fiancé-de-50-ans. Leurs noces d'or étaient le lendemain et elle voulait les célébrer dans la plus grande intimité et en toute discrétion ! Les estomacs étaient bien creux quand enfin le Bien-Aimé se pointa, exténué, quasiment mort-vivant. L'espoir revint.

On pouvait redescendre le col pour trouver une aire de pique-nique ! Ce fut, à mi-pente, une sorte de clairière, sans confort ni aménagement. Quelques uns hésitèrent à s'installer... Ils se laissèrent convaincre que les immigrés qui occupaient le même lieu devaient être des gens somme toute bien sympathiques, pratiquant eux aussi la folie du vélo. 

D'où venaient-ils ? De Turquie, d'Iran ou de plus loin encore ?

Chacun admit finalement qu'il ne fallait pas juger sur l'apparence et que, après tout, c'était bien leur droit de faire du vélo voilés !

De retour au Centre de vacances... le traitement habituel contre la chaleur : bières à volonté, détente, musique, belote, et tout et tout. Repas puis dodo ... Ce fut parfait pour ceux qui avaient le privilège de la clim'. Les autres, mal aimés, souffrirent en silence de l'excès de température.

Et demain sera un autre jour !

Sur le pied de guerre dès potron-minet, les vélos furent enfourchés sans tarder. Direction le col de Soubeyrand. Une belle petite montée, à  la fraîche (ou presque) et puis une grande descente en virages serrés avant un retour en faux plat.
Frais comme des gardons au sommet du col.
 En cours de route, la patronne se fit voir au milieu des lavandes. 
Et son ami Pierrot de s'enivrer des senteurs de la Fleur ...
tandis que les copains se contentaient d'admirer le paysage digne des cartes postales provençales.

Une rando, plutôt courte que quelques mordus ont rallongée d'un col, juste pour le plaisir.  Pendant ce temps, le G.O. offrit à chacun un abricot. Sympa le chef ! Merci patron !

L'après-midi fut laissé libre par les généreux organisateurs... Chacun vaqua à ses occupations, jusqu'à l'heure de l'apéro.

La rumeur enflait, les consultations se multipliaient, les chuchotements allaient bon train...

Monique, en cheffe émérite du protocole, consultait dans sa chambre, organisait et expliquait les secrets du soir. Chacun connaissait désormais le programme et son rôle.

C'est le moment que nos amis de Mars choisirent pour aller acheter des huiles ! Inutile de demander pourquoi... Depuis le début, on sentait bien qu'ils voulaient vivre leur vie comme 50 ans plus tôt, lorsqu'ils avaient quitté famille et amis, au milieu de la soirée, pour aller "faire bande à part".

Hélas ils ne purent s'échapper discrètement. Laissés hors de la confidence mais menés par le bout du nez par les malicieux Sylvie et Gérard, ils durent se résigner -tous désirs retenus- à visiter... le nouveau Gymnase du Centre de vacances.

Là, à l'insu de leur plein gré, ils furent soudainement acclamés par le cortège nuptial prêt à leur faire vivre la rebelote de leur mariage. Le chant des invités, habillés à  la mode "Chic-Choc",  monta en choeur : "Bon anniversaire Nanou, bon anniversaire Michou". Lalalère. Pour l'intimité et la discrétion, c'était raté !


Émus, surpris et ravis à la fois, ils ne tardèrent pas à revêtir leurs habits de noces-bis. Elle dans une robe blanche de vierge enamourée, Lui dans un cuissard classieux surmonté d'un nœud-pap' et d'un casque cyclo du plus bel effet !

Ils ne tardèrent pas non plus à vouloir... consommer !
Alors, à même la table, dans une position suggestive, Elle fut pénétrée par le regard ébloui de son amant, ardent et impétueux comme en 69, leur année érotique ! (1)

Hésitations ? M. le Maire attend les consentements
C'est alors  que tout s'enchaîna : le cortège dans le parc, la cérémonie menée presto avec le discours de M. le Maire, le "oui" hésitant puis renouvelé pour-50-ans-encore et l'échange des anneaux ; la fantaisie du vélo élastique, les séances de photos des époux, des amis, sans oublier le champagne, les amuse-gueules, les cadeaux mémorables et la traditionnelle carte d'anniversaire signée par TOUS.

Présentes au balcon,  des amies (sans doute) du Re-Marié qui avaient jusqu'à ce soir espéré que leur tour arrivait étaient chagrines ! Déception, frustration... Mais Lui, plus fidèle qu'on ne croit, venait de redire "oui".
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La photo officielle des RE-MARIES et de leurs invitants. 

Avec les amis du bout du Monde


La Re-Mariée et quelques copines


Les Re-Mariés et les G.O.

Le dîner de noces fut grandiose, précédé d'une farandole autour du restaurant : les Vieux Amants en tête, acclamés par un parterre innombrable de spectateurs attendris et heureux de participer à la fiesta.

Le gâteau symbole des prochains 50 ans
Puis à nouveau champagne pour accompagner les délicieux gâteaux. On passera sur la suite de la soirée. Les danses enlacées, les rocks endiablés, les héros éméchés, jusqu'à la jarretière malicieusement haut perchée et le pot-de-chambre passé de mains en mains. Y compris dans celles d'un barde à la guitare bien guillerette !

"Mine de rien, j'emballe !" disait Guy Bedos
On vous taira les autres détails. Celui qui signe cette page a eu le privilège d'occuper la chambre à côté du nouveau couple. Peut-être un jour lèvera-t-il le voile sur la bande-son enregistrée ?

Le lendemain, le marché de Nyons, le déjeuner à Taulignan et le retour au pays furent parfaits mais quelconques après la folie de la fête nuptiale. Quoique ... D'après certains récits, il y eut un moment de fête redoublée et de fou-rire intense du côté de Bourg-Argental, quand surgit la poussette du petit-dernier...

Mais ça s'est passé en comité restreint et là nous n'y étions pas. Alors chut !

(1) Pour info : si la demande s'avère générale, les preuves seront prochainement consultables sur les réseaux sociaux !