Lieu : Bouverie - Horaires

"Les cyclos de Charlieu" ne sont pas une association, ni un club sportif. Ils existent pourtant depuis plus de 50 ans.

Ceux d'aujourd'hui ont peu à peu pris la place. Ce sont des mordus de vélo, indépendants, qui aiment
rouler ensemble
pour le plaisir de pratiquer les routes autour de CHARLIEU. Tout amateur peut se joindre au groupe.
Un seul mot d'ordre, outre la bonne humeur, se retrouver au point de ralliement : PLACE DE LA BOUVERIE - CHARLIEU
L'été le rendez-vous est à 8h00
. Les autres saisons, c'est à 13h30.
Les rendez-vous ont lieu les mardis et vendredis.

Flash défilant hiver

Horaires des sorties-cyclos, le mardi et le vendredi : 13h30 - place de la Bouverie - CHARLIEU

mercredi 31 juillet 2019

Belote et Rebelote !

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Ils avaient magnifiquement réussi, nos Gentils Organisateurs, la phase de préparation à Saint-Nizier. [Cf. article précédent du 29 juin] 

Certes, le rendez-vous n'était pas au célèbre restaurant la Mamie du Papy, mais un peu plus loin à  la Taverne du Papy de la Mamie. L'accueil y avait été fort sympathique. Tout était prévu : apéritifs variés, petits toasts dînatoires, vins à volonté, gâteaux "maison", etc.
Bref, la séance de mise en train pour les Alpilles provençales avait été parfaite et rondement menée.
Trois jours plus tard, les sacs bouclés, les vélos amarrés, la caravane rassemblée Place de la Bouverie, le cortège pouvait démarrer.



Mais des petites choses attiraient l'attention et mettaient la puce à l'oreille. Des petits riens qui flottaient dans l'air, comme des secrets ou des messes basses... Manifestement tout le monde n'était pas dans la confidence. Qui savait ? qui ne savait rien ? La suite nous le dira.

D'abord ce fut le rendez-vous à l'Auberge du Col de la République pour "un petit déjeuner royal". Il fallut déchanter. C'était "portes fermées". Prévu ou pas ? nul ne le sut. Et la caravane s'élança à nouveau "Direction, Montélimar Sud". 

Qui avait donné la consigne ? Vraie ou fausse consigne d'ailleurs ? Là encore, on ne sut rien ... On nous cachait des choses. Néanmoins chacun choisit son parcours. Les uns filant sur l'autoroute, les autres suivant un bout de convoi qui bien vite se disloqua en autant de voitures. Montagnes et cols touristiques pour les uns, vallée verdoyante pour les autres.   

On se retrouva comme par miracle au lac de REMUZAT, autour des Vallet et de "Lalain" qui avaient déjà reconnu les lieux. Une photo collective permit de resserrer le groupe, en dépit des silences et des rumeurs. 
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Après le pique-nique, photo de groupe. Lac de Rémuzat
A l'évidence quelque chose se tramait même si l'ambiance était apparemment redevenue bonne.

Rien ne se passa tout à fait comme prévu. Le pique-nique se prolongea en sieste, avec quelques bains de pieds, quelques brasses pour les plus mordus mais sans sortie vélo ! Et de prétendre qu'il faisait trop chaud et qu'il faudrait préparer la montée au Ventoux le lendemain et qu'il valait mieux rejoindre au plus tôt le Centre de vacances que la G.O. Jackline avait réservé pour le repos de son guerrier ses amis cyclos.

Là, on éclusa quelques bières et quelques jus de fruit jusqu'au soir, manière de se préparer pour l'aventure.   Au dîner, grand brain-storming afin de décider du parcours. Qui partirait de Sault ? ou de Bédouin, ou encore de Malaucène  pour gravir le mythique sommet de Provence ?

Ce fut la cacophonie : "Graal incontournable" pour les "colombiens" à l'appétit aiguisé ! Dédain pour d'autres : "j'y suis monté 5 ou 10 fois !". Hésitation chez les "petits bras" aux petits mollets. Balade ultime pour les plus anciens, sorte de balade de Nayarama : gravir une dernière fois et puis ... ! Chacun reconnaîtra sa voix ou sa voie !  

Le G.O. en chef trancha dans le vif. "Tous demain à Sault : attaque du Ventoux par la petite pente  pour les faiblards et par Bédouin, la directissime, pour les cyclos, les vrais ! Rendez-vous tous à midi au Chalet RENARD". Ce fut sans discussion. Et tous d’acquiescer avec le sourire.

Chalet Renard - La cohésion se fissurait ... il se tramait des choses troubles.
On taira l'état dans lequel chacun arriva au rendez-vous du Chalet. Tous étaient présents à l'appel, sauf UN. Celui qui précisément ne savait rien de ce qui se tramait.  Avait-il trouvé en chemin une Marguerite, une Véronique ou une Violette dans quelque bas fossé ? Nanou, éplorée, désespérait de revoir un jour son Fiancé-de-50-ans. Leurs noces d'or étaient le lendemain et elle voulait les célébrer dans la plus grande intimité et en toute discrétion ! Les estomacs étaient bien creux quand enfin le Bien-Aimé se pointa, exténué, quasiment mort-vivant. L'espoir revint.

On pouvait redescendre le col pour trouver une aire de pique-nique ! Ce fut, à mi-pente, une sorte de clairière, sans confort ni aménagement. Quelques uns hésitèrent à s'installer... Ils se laissèrent convaincre que les immigrés qui occupaient le même lieu devaient être des gens somme toute bien sympathiques, pratiquant eux aussi la folie du vélo. 

D'où venaient-ils ? De Turquie, d'Iran ou de plus loin encore ?

Chacun admit finalement qu'il ne fallait pas juger sur l'apparence et que, après tout, c'était bien leur droit de faire du vélo voilés !

De retour au Centre de vacances... le traitement habituel contre la chaleur : bières à volonté, détente, musique, belote, et tout et tout. Repas puis dodo ... Ce fut parfait pour ceux qui avaient le privilège de la clim'. Les autres, mal aimés, souffrirent en silence de l'excès de température.

Et demain sera un autre jour !

Sur le pied de guerre dès potron-minet, les vélos furent enfourchés sans tarder. Direction le col de Soubeyrand. Une belle petite montée, à  la fraîche (ou presque) et puis une grande descente en virages serrés avant un retour en faux plat.
Frais comme des gardons au sommet du col.
 En cours de route, la patronne se fit voir au milieu des lavandes. 
Et son ami Pierrot de s'enivrer des senteurs de la Fleur ...
tandis que les copains se contentaient d'admirer le paysage digne des cartes postales provençales.

Une rando, plutôt courte que quelques mordus ont rallongée d'un col, juste pour le plaisir.  Pendant ce temps, le G.O. offrit à chacun un abricot. Sympa le chef ! Merci patron !

L'après-midi fut laissé libre par les généreux organisateurs... Chacun vaqua à ses occupations, jusqu'à l'heure de l'apéro.

La rumeur enflait, les consultations se multipliaient, les chuchotements allaient bon train...

Monique, en cheffe émérite du protocole, consultait dans sa chambre, organisait et expliquait les secrets du soir. Chacun connaissait désormais le programme et son rôle.

C'est le moment que nos amis de Mars choisirent pour aller acheter des huiles ! Inutile de demander pourquoi... Depuis le début, on sentait bien qu'ils voulaient vivre leur vie comme 50 ans plus tôt, lorsqu'ils avaient quitté famille et amis, au milieu de la soirée, pour aller "faire bande à part".

Hélas ils ne purent s'échapper discrètement. Laissés hors de la confidence mais menés par le bout du nez par les malicieux Sylvie et Gérard, ils durent se résigner -tous désirs retenus- à visiter... le nouveau Gymnase du Centre de vacances.

Là, à l'insu de leur plein gré, ils furent soudainement acclamés par le cortège nuptial prêt à leur faire vivre la rebelote de leur mariage. Le chant des invités, habillés à  la mode "Chic-Choc",  monta en choeur : "Bon anniversaire Nanou, bon anniversaire Michou". Lalalère. Pour l'intimité et la discrétion, c'était raté !


Émus, surpris et ravis à la fois, ils ne tardèrent pas à revêtir leurs habits de noces-bis. Elle dans une robe blanche de vierge enamourée, Lui dans un cuissard classieux surmonté d'un nœud-pap' et d'un casque cyclo du plus bel effet !

Ils ne tardèrent pas non plus à vouloir... consommer !
Alors, à même la table, dans une position suggestive, Elle fut pénétrée par le regard ébloui de son amant, ardent et impétueux comme en 69, leur année érotique ! (1)

Hésitations ? M. le Maire attend les consentements
C'est alors  que tout s'enchaîna : le cortège dans le parc, la cérémonie menée presto avec le discours de M. le Maire, le "oui" hésitant puis renouvelé pour-50-ans-encore et l'échange des anneaux ; la fantaisie du vélo élastique, les séances de photos des époux, des amis, sans oublier le champagne, les amuse-gueules, les cadeaux mémorables et la traditionnelle carte d'anniversaire signée par TOUS.

Présentes au balcon,  des amies (sans doute) du Re-Marié qui avaient jusqu'à ce soir espéré que leur tour arrivait étaient chagrines ! Déception, frustration... Mais Lui, plus fidèle qu'on ne croit, venait de redire "oui".
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La photo officielle des RE-MARIES et de leurs invitants. 

Avec les amis du bout du Monde


La Re-Mariée et quelques copines


Les Re-Mariés et les G.O.

Le dîner de noces fut grandiose, précédé d'une farandole autour du restaurant : les Vieux Amants en tête, acclamés par un parterre innombrable de spectateurs attendris et heureux de participer à la fiesta.

Le gâteau symbole des prochains 50 ans
Puis à nouveau champagne pour accompagner les délicieux gâteaux. On passera sur la suite de la soirée. Les danses enlacées, les rocks endiablés, les héros éméchés, jusqu'à la jarretière malicieusement haut perchée et le pot-de-chambre passé de mains en mains. Y compris dans celles d'un barde à la guitare bien guillerette !

"Mine de rien, j'emballe !" disait Guy Bedos
On vous taira les autres détails. Celui qui signe cette page a eu le privilège d'occuper la chambre à côté du nouveau couple. Peut-être un jour lèvera-t-il le voile sur la bande-son enregistrée ?

Le lendemain, le marché de Nyons, le déjeuner à Taulignan et le retour au pays furent parfaits mais quelconques après la folie de la fête nuptiale. Quoique ... D'après certains récits, il y eut un moment de fête redoublée et de fou-rire intense du côté de Bourg-Argental, quand surgit la poussette du petit-dernier...

Mais ça s'est passé en comité restreint et là nous n'y étions pas. Alors chut !

(1) Pour info : si la demande s'avère générale, les preuves seront prochainement consultables sur les réseaux sociaux ! 

samedi 29 juin 2019

Avant la Provence, l'apéro !


"Charlieu reçoit, Charlieu sait recevoir" selon le dicton local ...

Désormais il faudra dire Pierre sait recevoir ! Il en a fait une nouvelle démonstration pour préparer la sortie autour de REMUZAT et de la DROME PROVENÇALE.


Les invités n'ont pas tardé à arriver



 










Après avoir montré patte blanche, puisqu'ils avaient tout préparé, Jacqueline a laissé la parole au Grand Ordonnateur.




La séance se passa au tableau blanc : 
Itinéraires, sorties, visites, organisation des voitures et du transport des vélos, tout était prévu, pensé ...

 



Chacun était très attentif aux explications ...

Surtout Jean-Pierre et Michel !
 















Et puis ce fut le début des agapes. Magistrales, comme d'habitude ...


La logistique enfin réglée, il fallut manger et boire ! Merci les amis.

Rendez-vous lundi 1er juillet, direction la Drôme provençale et peut-être bien le VENTOUX...

samedi 30 mars 2019

Louis a quitté le groupe ...

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Ils sont encore nombreux ceux qui roulaient avec Louis DELAYE, quand il fréquentait régulièrement le groupe des Cyclos de Charlieu et qui l'ont accompagné ce jeudi pour les funérailles célébrées à l'Eglise de Charlieu.

Certes, il y a bien longtemps qu'il ne pouvait plus participer aux randonnées hebdomadaires. Sa grave chute remonte à plus de 20 ans ! Puis de lourdes difficultés de santé l'ont rattrapé. Il a fait face avec beaucoup de courage, selon ses proches et ses amis.

Louis DELAYE - photo de Michel et Nanou DUMONT
Aujourd'hui ceux qui ont rejoint le groupe des cyclos ne le connaissaient pas forcément mais ils en avaient été informés. Toujours au cours des sorties une anecdote, un souvenir venaient rappeler le temps où les anciens avaient débuté. Le temps où Paul LAPALUS proposait les itinéraires, régulait le rythme pour que tout le monde rentre à bon port. Michel SOUTRENON parlait souvent de leur vécu commun, de même que Michel DUMONT son beau-frère. Louis lui avait transmis le virus du vélo et il l'a encore après plus de 40 ans de pratique.

Lors de la cérémonie, Daniel THEVENET lui fit cette adresse en guise d'hommage et d'amitié :

"Louis,
Avec tes amis cyclos, tu les as parcourues dans tous les sens nos routes de la région et au-delà. Tu en connaissais tous les détails, y compris les raccourcis par lesquels tu aimais bien nous faire des surprises. 
Lorsque les mollets te démangeaient, tu n’étais pas le dernier à titiller les copains. J’entends encore cette phrase que tu prononçais de temps en temps : « Aujourd’hui, j’ai pas envie de me faire mal ! ». Oh, il ne fallait pas accorder trop de crédit à cette affirmation car quelques kilomètres plus loin, tu pouvais bien nous en remontrer.

Pourtant, la route qui aura été la plus longue pour toi est celle que tu as parcourue depuis cette chute d’octobre 1997, avec toutes les épreuves qui ont suivies. Là, bien plus encore que sur la route, tu as fait preuve d’un grand courage. Quand on te rendait visite, on ne t’entendait jamais te plaindre de ton sort pourtant peu enviable. Tu parlais de tout, le vélo et le reste, comme si de rien n’était. Même ces dernières années à l’hôpital, c’était toujours un plaisir de discuter avec toi.

A Micheline qui t’a tant soutenu toutes ces années, à tes enfants et à toute la famille, les cyclos adressent leur sincère amitié
".


mercredi 27 mars 2019

Le CRITÉRIUM DU DAUPHINÉ fera étape dans le ROANNAIS !

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Notre ami Pierre -le cyclo bionique- toujours à l'affût de l'actualité nous a transmis ces informations. Le cyclo Webmaster vous les communique avec plaisir. Peut-être, seront-elles l'occasion d'organiser une petite sortie afin de découvrir la course lors du passage en ligne ou lors du contre-la-montre ?

"La société A.S.O. (Amaury Sport Organisation) vient de dévoiler cette semaine le tracé du Critérium du Dauphiné. Il passera en terre roannaise, lors de la 4e étape, un contre-la-montre individuel de 26,1 kilomètres

"Le Scarabée sera le théâtre d'une journée inédite riche en sensations pour les amateurs de vélo et le grand public" s'est réjoui Yves Nicolin. 

Ce contre-la-montre se disputera le mercredi 12 juin où des milliers de spectateurs sont attendus, tant au village installé donc au Scarabée de Riorges que le long du parcours. Ce sera la 4e des 8 étapes au programme du Critérium.

La veille, le critérium partira du Puy-en-Velay pour se rendre à Riom. Et après l'étape roannaise, Romain Bardet et les coureurs partiront de Boen-sur-Lignon pour une arrivée à Voiron dans l'isère.  

Ce sera la 71ème édition, du 9 au 16 juin 2019."

Les organisateurs lors du lancement du CRITERIUM, autour de Bernard THEVENET (3e à gauche)
Le parcours et le déroulé des huit étapes
Première étape - Dimanche 9 juin

Deuxième étape - lundi 10 juin

Troisième étape - mardi 11 juin

Quatrième étape - mercredi 12 juin

Cinquième étape - jeudi 13 juin

Sixième étape - vendredi 14 juin

Septième étape - samedi 15 juin

Huitième étape - dimanche 16 juin
Le SCARABÉE de ROANNE, lieu d'installation du Village, pour le contre-la-montre

vendredi 1 mars 2019

C'est parti pour la DRÔME PROVENCALE !

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Ils s'étaient quittés heureux, mais émus, l'an dernier, laissant derrière eux les belles vaches de l'AUBRAC,  espérant qu'il y aurait un après, un nouvel été en 2019 !

Maryse rêvait encore à son magicien, Monique au taureau monumental de la place de Laguiole, Charly au droit enfin retrouvé de chevaucher son vélo sans peur ni reproche ; Michel et Nanou celui de danser jusqu'au bout de la nuit, Jacqueline et Pierre -le couple bionique- celui d'imaginer qu'ils avaient encore vingt ans... !

Les autres, tous les autres, fomentaient aussi quelques beaux rêves pour le mois de juin des cyclos charliendins. Encore fallait-il que leur cheffe leur concoctât un petit programme ad hoc ! Voilà, c'est fait. 

La Boss a bien bossé et a déniché un hôtel-vacances spécial randonnées dans la Drôme. Drôme du sud que les agences touristiques appellent la Drôme Provençale.

Le village-club Les Lavandes à Rémuzat. Il appartient au groupe NéaClub, semblable à ceux que nous avons fréquentés à Annecy et Laguiole. [cliquez sur le lien pour plus d'infos]

Le petit plan-vallée ci-contre donne une idée de l'environnement proche et la carte ci-dessous en resitue l'emplacement dans la région, entre Montélimar d'un côté (62 km) et Gap de l'autre (80km). Nyons l'une des belles bourgades bien connues est à 25 km.

 


D'abord ses paysages l'été avec les contreforts du Vercors, les champs colorés et leurs senteurs merveilleuses...

Et bien d'autres lieux que le site de Rémuzat présente ainsi :

Les champs de lavande présentés sur le site du Village-Club
"Prenez le temps de vous poser dans ce village de la Drôme provençale aux maisons de pierres et aux tuiles d'argile. Les places y sont chaleureuses... Levez les yeux quelques instants pour admirer le spectacle que les vautours nous offrent au quotidien. Ces oiseaux qui vous invitent à les rejoindre sur les sommets en empruntant les sentiers de randonnées.
Autour du village (447 m d'altitude), les Préalpes du Sud, dont les sommets culminent à plus de 1000 m, se découpent sur un ciel dont la luminosité est incomparable."

Voilà qui renvoie au plaisir des  cyclos, celui de parcourir les belles petites routes de Provence et de grimper sur les sommets alentour.

Un coup d’œil rapide sur le relief de la région fera de doux frissons aux plus agiles et peut-être aussi frémir les moins téméraires.

Pas de souci, il y aura des itinéraires adaptés à tous !  En particulier pour ceux qui ne roulent à vélo, les balades à pied, les découvertes des villages, des vignobles et des champs, seront nombreuses et faciles à organiser.


https://www.ladrometourisme.com/fr/la-drome/decouverte/drome-provencale/

 Alors bonne préparation. La Boss a déjà constitué la cagnotte. "C'est pour régler les arrhes", a-t-elle dit à tous les participants. Faut-il la croire ? Faut-il s'en inquiéter ?

Rendez-vous les 1er, 2, 3 et 4 juillet. Pour le plus grand plaisir.

samedi 16 février 2019

Bernard et la galéjade de l'année 2018 !


L'un de nos amis cyclos ... faut-il dire son nom ? Par discrétion, pudeur et amitié, nous le tairons. Mais sans doute le reconnaîtrez-vous avant la fin de ce billet.
Notre ami donc, amateur du Tour de France, qui a dû le voir passer autant que son épouse la parade du Puy du Fou, avait choisi d'aller en Haute-Savoie pour l'étape de montagne du Grand Bornand, le 17 juillet dernier.
Pas très expert en Internet, il confia à sa petite-fille le soin de réserver des chambres d'hôtel, la veille au soir, afin d'être à pied d’œuvre le jour "J", tout près de la ligne de départ.  De là, des navettes étaient prévues afin de monter les touristes au Plateau des Glières, ce haut-lieu historique qu’empruntait la caravane. Pendant la journée de course, la circulation serait interdite à tout véhicule particulier.
Regardez si vous le voyez ...
La sortie était ainsi bien organisée. Notre ami partait accompagné de son frère et de deux neveux, tous passionnés de la Grande Boucle et avides de grand spectacle. Finalement, ce n'était pas trop loin, quelques 200 kilomètres et tout juste trois heures de route. Ils avaient regardé la carte et la petite-fille avait fait le nécessaire : ils coucheraient le soir à Poissy, à quelques distances d'Annecy. 

Le jour venu, notre cyclo émérite règle son GPS, pour se faciliter le parcours que par ailleurs il connaît fort bien. C'est une commodité de transport aujourd'hui que l'on regarde plus ou moins, mais qui tranquillise. Au bout de quelques minutes, l'écran lui indique près de six heures de trajet pour 420 kilomètres. "Quelle connerie, ce monde connecté !" dit notre ami, "Ces bagnoles avec tous leurs perfectionnements électroniques ou informatiques, ça dit n'importe quoi, ça marche jamais !".

Imperturbable il poursuit sa route. Il avait choisi de passer par les Dombes. Arrivé à Nantua, le GPS lui indique 530 kilomètre. "C'est pas dieu possible, dit le conducteur, il est foutu le logiciel ! plus on s'approche, plus la distance augmente." Et son frère d'ajouter "Tu aurais mieux fait d'aller au Futuroscope, comme Marie te le conseillait ; là au moins tu connais la distance et tu n'aurais pas besoin de ces fichus compteurs. C'est comme sur nos vélos, ça marche jamais !"
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il se trouve sur chaque photo ...
Tandis que son co-pilote ironisait gentiment, lui temporisait. Tranquille, serein : "Ce doit être une question de paramétrage, en arrivant je réglerai l'affaire en trois secondes".

Parvenus à Annecy le soir, il s'inquiète de l'hôtel de Poissy. Ils ne le trouvent pas et font quelques allers-retours. Le GPS rappelé au secours leur indique toujours le nord, avec six heures de route pour, maintenant, parcourir  570 km. "C'est con ces machines" dit notre cycliste dont le rythme cardiaque commence néanmoins à s'élever. Et plus l'inquiétude augmente, plus la respiration s'enraye. Finalement il se résout à sortir la carte et trouve enfin le lieu d'hébergement. 

"Tiens regarde, c'est là, dit-il à son frérot, c'est pas loin, huit kilomètres  seulement d'Annecy", et il lui passe la carte routière. C'est alors que regardant plus attentivement,  le frangin intrigué voit à son tour la petite ville indiquée : "Poisy ? Tu me montres Poisy ? Tu ne m'avais pas dit Poissy ?" 

C'est alors que dans la pénombre de la voiture, la lumière a jailli. Une belle étincelle pour un gros court-circuit !  
- "Oh ! putain de ..., j'ai confondu les deux villes. Et j'ai fait réserver l'hôtel à Poissy. C'est où ?
- Ben, ce doit être à plus de 500 bornes. Finalement le GPS, il marche vachement bien !", dit l'un des neveux.
   
Le temps de sortir son smartphone, et d'agiter les données cellulaires, l'autre neveu à l'arrière de la voiture a tôt fait de dire :  "Et les gars, Poissy, c'est dans la Région parisienne !", tandis que le premier ajoutait rigolard : "Dis, Tonton, tu crois qu'on a le temps d'y aller si on veut coucher ce soir dans les chambres réservées ?"

Juron par-ci, juron par-là. Bref la panique à bord ! "Et les gars, qu'est-ce qu'on fait ? Il faudrait quand même trouver un point de chute !"

Mais une veille de grande étape du Tour, en plein mois de juillet où les touristes ont envahi les Alpes, ce n'est plus très facile d'obtenir un hébergement au pied levé. Notre ami était d'humeur exécrable. "Appelle la gamine et dis-lui qu'il est furieux Pépé !"

Les deux neveux amusés se mettent en quête d'un improbable hôtel. Bien vite ils jouent de leur téléphone. "A Annecy ? Rien n'est libre" dit l'un. "Aux alentours ? Rien non plus" dit l'autre. Ils étaient déjà en train d'imaginer leur nuit pliés en quatre dans la voiture... 
Et il se trouvait peu avant en Aubrac !


Soudain la tension s'apaise. Nos deux artistes d'Internet avaient  décroché une chambre disponible aux environs d'Annemasse. Certes il faudrait encore une petite heure de route pour passer la nuit au calme...

Le lendemain il fallut revenir de bonne heure et se débrouiller pour prendre la navette dans les temps. La montée au plateau des Glières,  ne posa pas de souci et nos amis, installés, organisés, passèrent la meilleure journée du monde, admiratifs de la belle allure de Julian Alaphilippe qui gagnera deux heures plus tard l'étape au Grand-Bornand.
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Au retour, il appela bien sûr l'hôtel de Poissy pour tenter d'expliquer. Malgré les excuses et les palabres, il ne put jamais se faire rembourser les chambres. Deux hôtels pour une seule nuit, c'est une de trop ! Poisy, Poissy ... voilà une faute d'orthographe qui a coûté cher et qui servira de "le con". Non, pardon, de leçon !

mercredi 13 février 2019

Avec le soleil, les vélos repoussent

Depuis la fin du mois de janvier, quelques vélos courageux et téméraires étaient parfois sortis des garages. Oh ! certains n'y étaient pas restés longtemps, puisque la saison 2018 s'est terminée tard, au point que je me suis laissé dire que les plus mordus ne se sont même pas autorisés la trêve des confiseurs...

Le groupe en sortie, avec LA PATRONNE, en jaune, au centre !

Bref les premières sorties se sont déjà organisées depuis plusieurs semaines, la plupart des cyclos en profitant pour monter en puissance dès le début de saison. La température n'était pas toujours à la hauteur souhaitée. L'un des premiers jours de février, elle était autour des 3 degrés. Brrrr ! Supportable cependant quand un mince soleil d'hiver réussit à percer derrière les nuages. Et d'ailleurs le groupe comptait au moins une dizaine d'amateurs.

En tout cas, avec les jours qui grandissent et la température qui monte, les vélos poussent sur les routes comme les fleurs au printemps.

Hier, grande surprise au rendez-vous habituel. La patronne était là ! On ne l'avait plus vue parmi nous depuis des mois, depuis que les chirurgiens, les kinés et surtout le mauvais sort lui étaient tombés dessus. Je devrais dire tombés sur le genou puisque, depuis, il ne veut plus se laisser fléchir à la demande. 

Devant l'église de Céron, les douze 
Elle venait, soit disant, nous voir, nous dire "bonjour" avant la sortie qu'elle se proposait de raccourcir au premier virage venu, se prétendant incapable de suivre le rythme et la distance. Mais elle avait belle allure sur son vélo de charme, toujours équipé d'une manivelle droite bricolée par "son" mécanicien personnel.

Et puis les kilomètres faisant, le courage bien arrimé entre les dents, elle s'est prise au jeu. Artaix, Urbise, Céron ... elle était toujours là. Arrivée à Chambilly, elle voulut retrouver son autonomie en passant par Marcigny ! Elle fut vite dissuadée par la troupe qui lui promit de réduire l'allure. Elle est restée mais la vitesse de croisière n'a pas baissé, au contraire.
A l'arrivée, peut-être un peu essoufflée, voire exténuée, elle faisait la bise à tous, avant de rejoindre un ... garage à vélo qu'elle loue, paraît-il, à Saint-Nizier. 

Elle avait fait plus de 80 km. Bravo Jacqueline, tu nous épates encore !     

[Photo, devant l'église -de gauche à droite- : Louis Bajard, Gilles Chaloin, Gilles Perrotton, Jean-Paul Jeandot, Michel Soutrenon, Francis Grunert, Guy Deverchère, André Rochigneux,  Michel Dumont,  Jacqueline Charmette,  Charly Vanet,  Paul Giraud]