Lieu : Bouverie - Horaires

"Les cyclos de Charlieu" ne sont pas une association, ni un club sportif. Ils existent pourtant depuis plus de 50 ans.

Ceux d'aujourd'hui ont peu à peu pris la place. Ce sont des mordus de vélo, indépendants, qui aiment
rouler ensemble
pour le plaisir de pratiquer les routes autour de CHARLIEU. Tout amateur peut se joindre au groupe.
Un seul mot d'ordre, outre la bonne humeur, se retrouver au point de ralliement : PLACE DE LA BOUVERIE - CHARLIEU
L'été le rendez-vous est à 8h00
. Les autres saisons, c'est à 13h30.
Les rendez-vous ont lieu les mardis et vendredis.

Flash défilant hiver

Horaires des sorties-cyclos, le mardi et le vendredi : 13h30 - place de la Bouverie - CHARLIEU

mercredi 13 février 2019

Avec le soleil, les vélos repoussent

Depuis la fin du mois de janvier, quelques vélos courageux et téméraires étaient parfois sortis des garages. Oh ! certains n'y étaient pas restés longtemps, puisque la saison 2018 s'est terminée tard, au point que je me suis laissé dire que les plus mordus ne se sont même pas autorisés la trêve des confiseurs...

Le groupe en sortie, avec LA PATRONNE, en jaune, au centre !

Bref les premières sorties se sont déjà organisées depuis plusieurs semaines, la plupart des cyclos en profitant pour monter en puissance dès le début de saison. La température n'était pas toujours à la hauteur souhaitée. L'un des premiers jours de février, elle était autour des 3 degrés. Brrrr ! Supportable cependant quand un mince soleil d'hiver réussit à percer derrière les nuages. Et d'ailleurs le groupe comptait au moins une dizaine d'amateurs.

En tout cas, avec les jours qui grandissent et la température qui monte, les vélos poussent sur les routes comme les fleurs au printemps.

Hier, grande surprise au rendez-vous habituel. La patronne était là ! On ne l'avait plus vue parmi nous depuis des mois, depuis que les chirurgiens, les kinés et surtout le mauvais sort lui étaient tombés dessus. Je devrais dire tombés sur le genou puisque, depuis, il ne veut plus se laisser fléchir à la demande. 

Devant l'église de Céron, les douze 
Elle venait, soit disant, nous voir, nous dire "bonjour" avant la sortie qu'elle se proposait de raccourcir au premier virage venu, se prétendant incapable de suivre le rythme et la distance. Mais elle avait belle allure sur son vélo de charme, toujours équipé d'une manivelle droite bricolée par "son" mécanicien personnel.

Et puis les kilomètres faisant, le courage bien arrimé entre les dents, elle s'est prise au jeu. Artaix, Urbise, Céron ... elle était toujours là. Arrivée à Chambilly, elle voulut retrouver son autonomie en passant par Marcigny ! Elle fut vite dissuadée par la troupe qui lui promit de réduire l'allure. Elle est restée mais la vitesse de croisière n'a pas baissé, au contraire.
A l'arrivée, peut-être un peu essoufflée, voire exténuée, elle faisait la bise à tous, avant de rejoindre un ... garage à vélo qu'elle loue, paraît-il, à Saint-Nizier. 

Elle avait fait plus de 80 km. Bravo Jacqueline, tu nous épates encore !     

[Photo, devant l'église -de gauche à droite- : Louis Bajard, Gilles Chaloin, Gilles Perrotton, Jean-Paul Jeandot, Michel Soutrenon, Francis Grunert, Guy Deverchère, André Rochigneux,  Michel Dumont,  Jacqueline Charmette,  Charly Vanet,  Paul Giraud]

mardi 29 janvier 2019

Faux ou vrai mariage ?


Avec la multiplication des FAKE NEWS, l'on peut toujours s'interroger sur le vrai et le faux. Néanmoins, nous ne pouvons pas être insensibles à ce récent Flash Info publié dans la dernière édition de Maris Patch

Afin d’éviter les paparazzis et une foule de curieux sur la commune de Mars  le samedi  26 janvier, c’est en toute discrétion que  le maire  Mr PATACHON  a procédé au  mariage de Melle Jacqueline CHARMETTE  et de Mr Pierre FAVIER  bien connus dans le monde des cyclos roannais.

Le journaliste et le photographe de Maris Patch étaient là cependant, pour la plus grande satisfaction des fans ! Ainsi, ces deux grands sportifs n'échapperont pas plus à la mise en valeur de leur vie qu'aux contrôles anti-dopage qu'ils ont toujours redoutés au cours de leur longue carrière.

 Les mariés arrivant à la Mairie

Encore plus belle dans sa robe de mariée notre Jacqueline préférée nous a avoué être plus à l’aise dans un cuissard ! Quant à notre Pierre, un peu ému avouons le, il avait bien du mal à contenir ses émotions lorsque Monseigneur BARBARON (détaché de quelques heures de son procès pour  ce jour exceptionnel) lui a dicté ses engagements pour une vie de couple : amour , fidélité, bidons préparés, coup de pouce dans les côtes et bien sur massages à l ‘arrivée.

La robe en soie sauvage et dentelle de Calais était signée Nanou Chanel ; quant aux alliances réalisées à la main, en or rose, par  la célèbre marque Michel Cartier-Cuinzier c'est une œuvre unique dont le prix ne nous a pas encore été communiqué.

Ce fut alors un défilé de bibis, capelines, canotiers, chapeaux haut de forme, belles robes et  beaux costumes qui nous ont enchantés ! C'était digne d’un mariage princier .
 

Après un repas gastronomique et bien arrosé, c'est tard dans la nuit, au milieu des rires et de facéties, que la nouvelle tomba !
En effet, au moment de couper le gâteau des mariés, Nanou la future marraine déposa délicatement un petit couffin  où sagement un enfant dormait, le mariage avait été consommé …. Quel scandale !!!!

Il ne vous reste plus -chers amis lecteurs - qu’à  trouver un prénom à ce petit dont on ne connaît pas encore le sexe : Jeannie ? Christopher ? Romain ? Eddy ? Bernard ?


En attendant, la rédaction leur souhaite tous ses vœux de bonheur   et prospérité au bébé.

Extrait de Maris Patch   -   La une de l ‘info -  Le poids des mots, le choc des photos.



Remise des alliances
 
Le baiser du bonheur

Photo de famille

La tendresse d'une mère pour son enfant
Les témoins qui ont assuré ce bref compte-rendu !

mardi 3 juillet 2018

Vachement bien l'AUBRAC !


L'AUBRAC, belle race de vaches à viande
Lundi 25 juin

Ils s'étaient donné rendez-vous sur la place de la BOUVERIE, là où les plus beaux bestiaux se pavanent les jours de foire... Hasard ? Non, c'est le lieu habituel de ralliement du cheptel des cyclos charliendins qui sillonne le Brionnais et le Charolais, semaine après semaine, comme les paysans autrefois labouraient leurs champs derrière les paires de bœufs.

Dans des bétaillères modernes, ils avaient bien amarré leur monture, les tenant fermement par les cornes du guidon, pour aller parcourir le Tour de l'AUBRAC, autre lieu vachement bien ! 

Rassemblement, avant la première étape.
Aumont-Aubrac ! Rendez-vous à la première stabulation dans un théâtre de verdure aux gradins en béton. De là, ce fut la chevauchée vers LAGUIOLE, par deux itinéraires : d'une part celui des jeunes fringants et d'autre part celui des estropiés, des convalescents et des vélo-assistés...
Petits villages, églises romanes, prairies fleuries sur ce plateau d'altitude. Régal des yeux, sous le soleil ardent tempéré par une petite brise du nord.
Tous arrivèrent au but, sans tarder, pour un apéritif bien mérité.

Mardi 26  juin
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Ce matin encore le groupe se brise en deux. 
Les moins affûtés visitent la célèbre coutellerie de Laguiole, l'atelier du maître artisan Honoré DURAND.
Les costauds partent pour une mise en jambes. Une soixantaine de kilomètres plus tard, et quelques belles bosses gravies allègrement, ils reviennent se restaurer, prêts à faire la sieste devant la télé, pour le Mondial et son France-Danemark. "Match vraiment nul" dirent les déçus, "match intelligent" dit le Boss, qui avait connu, avant sa carrière de cyclo, une longue expérience avec les footeux roannais. La suite de la compétition les départagera.
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Quelques uns du Goupe 2
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Les autres remontent avec plaisir sur le plateau de l'Aubrac, manière de voir de nouveaux villages bien conservés, Sainte Urcize, Nasbinals, Aubrac, de contempler les multiples variétés de fleurs  et sentir sans se lasser les bonnes odeurs de foin coupé.

Daniel choisit de faire bande à part, pour rejoindre seul l'hôtel, tandis que le groupe poursuit tranquillement la randonnée. Guère plus de 50 km aux compteurs mais un beau parcours concocté par notre fameux duo (couple ?) de Tour-Operators.


L'église romane de NASBINALS
Mercredi 27 juin

La journée était consacrée à l'Abbatiale de CONQUES, célèbre joyau de l'art roman, niché à mi-pente depuis des siècles, pour accueillir les pèlerins se dirigeant vers Saint-Jacques de Compostelle.

Les calculs savants de maître Pierre avaient réparti dans les voitures les simples touristes et conservé les places des vélos pour le retour. En effet, les rouleurs patentés choisissent de faire le trajet aller à vélo. Mais comme pour les manifs, les chiffres sont discutés : 70 km selon les organisateurs, 90 pour les participants ! et beaucoup plus pour notre ami Gilles qui, tête baissée, est monté seul et décidé jusqu'à Conques, tandis que les autres l'attendaient au rendez-vous pique-nique ! Beau site en bordure du Lot, temps de repos et de baignade.

Là ce fut le clou de la journée : le grand bain du chef dans son plus simple appareil. Les paparazzis ont bien sûr sévi au bon moment mais par respect pour la nudité et l'autorité du prince, ils renoncèrent à diffuser images et vidéos ! Peut-être en trouverez-vous la bande-annonce  sur Facebook ou sur Instagram prochainement. Pour l'instant contentons-nous de l'observer tester la fraîcheur de l'eau sous l’œil attendri et néanmoins protecteur de son assistante préférée !

Conques nous a livré ses secrets, en particulier le tympan de l'abbatiale, avec ses sculptures bien conservées et encore en partie colorées qui révèlent les bonheurs et les malheurs du jugement dernier. Il faut prendre le temps de voir les détails, ce sont les bandes dessinées du XIème siècle. Difficile de comparer, mais pour l'auteur de ce petit article, la finesse, le style et l'esprit du Narthex de Charlieu demeurent irremplaçables.

Abbatiale de Conques : le tympan du Jugement dernier
Deux seuls, courageux pour parcourir les 800m de dénivelé, font le retour à vélo : L'Alain et le Jean-Pierre. Bien sûr ils étaient douchés, parfumés et désaltérés lorsque le gros des troupes rappliqua.

Fin de la rando ... Quelques uns et quelques unes avaient réservé leurs efforts pour la soirée dansante. Nanou attendait cela depuis l'an dernier à Annecy ! Ce fut donc endiablé comme toujours et ... Maryse la fiancée du D.J. fut parfaite comme la veille avec son prestidigitateur favori !

Retour arrière. Le matin fut un beau moment de découvertes : d'abord Espalion, Saint-Côme d'Olt,  Estaing et Entraigues-sur-Truyère

Quelques photos glanées lors de ces visites :




Mercredi 27 juin 

Et puis en quittant les lieux, juste avant le départ pour CHARLIEU, il y eut la photo souvenir. "Faut-il nous quitter sans espoir ...?" chantaient les uns. "A  la prochaine" clamaient les nouveaux venus qui ont su apprécier ces belles journées.

Les 27 participants à la sortie AUBRAC


Mais, déjà notre Cheffe reconduite à son poste à l'unanimité, et son vieux complice, parcourent les dépliants touristiques pour une nouvelle aventure.

Il paraît que le LUBERON serait apprécié par beaucoup.

Mais à voir les soucis de santé de certains participants, ne serait-il pas judicieux de penser à une semaine de thalasso ?

Wait and see, disent les anglais ! En tout cas, Charly est déjà prêt à enfourcher son vélo, tellement cette année, la frustration était grande.

Alors ...  Vive la sortie cyclos 2019 !









  

jeudi 14 juin 2018

Ils sont venus, ils sont tous là ...

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Pierre accueille et soutient les migrations de CYCLOS, 
sans réserve ni conditions ...

Les Cyclos de CHARLIEU aiment bien leur sortie annuelle ! Celles qui ont eu lieu depuis quelques années en Alsace, au Ventoux ou à Millau ... sont restées dans les mémoires pour le vent, la pluie, le froid. A Saint Jean du Gard ou au lac d'Annecy l'an dernier les conditions furent plus favorables mais bien d'autres rires et plaisirs restent gravés.

Cette année, ils prévoient  leur migration au cœur de l' AUBRAC, hébergés à Laguiole, un lieu très aiguisé, parfait pour les plus affûtés !

Pierre, le tenancier du Grand Couvert de Saint-Nizier, leur avait donné rendez-vous dans sa maison d'hôtes.

Pierre le Bon ? toujours, Pierre la Brute ? seulement quand il écrase ses pédales, Pierre le Truand ? jamais ! Hier c'était Pierre la Douceur, entouré - comme par hasard ?- aux fourneaux et au service de Jackline le Charme, vraie Tour Operator pour l'accueil des migrants venus de Charlieu et des alentours, prêts à partir pour le sud-ouest.

Rien ne fut oublié : ni les dépliants touristiques, ni les itinéraires de sorties, avec toutes les options possibles :  "rando santé fragile", "sortie post-opération", "circuit convalescent", "balade pré-opératoire", etc. Un régal, sans négliger la  journée culturelle vers Conques, son village et son abbaye, que certains rejoindront peut-être à vélo.

Mais ce fut d'abord une leçon de géographie au tableau blanc. Leçon magistrale de notre hôte, avec routes, autoroutes, voies navigables et tutti quanti. Impossible de se perdre durant le déplacement jusqu'au point de ralliement où le pique-nique sera pris dans un théâtre de verdure. Un vrai bonheur espéré pendant quatre jours.

Après la description du plateau de l'AUBRAC et avant l'apparition du plateau de fromages, ce fut un déferlement de cocktails couleur anis ou menthe à l'eau, d'amuse-bouche et autres verrines au goût de fraises. Ils avaient surtout mis les petits plats dans les grands ... Chapeau !

Puis ce fut encore quelques gâteaux, brioches et autres biscuits  variés. Là, il fallut bien passer aux choses pratiques et concrètes.

Le convoi migratoire fut construit en 3 schémas et 2 flèches sur le tableau. Quelques gars ou filles à placer dans 5 ou 6 voitures, des vélos à droite, des vélos à gauche. Et en 5 minutes tout était plié !

Restait à partager une dernière prestation, pas plus notée au carton d'invitation que les précédentes : le fin du fin ... que dis-je ? de la FINE, fine poire, fine verveine, que quelques ingrats refusèrent avant que d'autres plus polis ne s'abreuvent pour le seul plaisir de faire plaisir ... à leur hôte.
 
Que se passa-t-il ensuite ? L'auteur de ces lignes ne put rester jusqu'à l'aube ! Sans doute le 25 juin en saura-t-on un peu plus... Pierre l'accueillant dut-il faire comme Saint-Martin, offrant manteaux et  couvertures aux derniers pèlerins qu'il refusa d'expulser ?



A suivre : prochain numéro à Laguiole ... 


 

 Merci les "éclopés", non merci les amoureux. Enfin, je veux dire : merci de nous aimer !

 

lundi 1 janvier 2018

Paroles des chansons - parodies de G. Moustaki et H. Salvador


Paroles des chansons


"Les amis de Georges"

(G. Moustaki - parodie Paul Giraud)


Les amis de Georges étaient un peu routards
Ils prenaient leur vélo et rentraient souvent tard.
Ils semblaient tous issus de la même famille
Timides et paillards et tendres avec les filles.
Il était né avant, avait couru souvent
Mais à quatre-vingts ans était encore présent
Et s’il lui arrivait de ne plus pédaler
C’est qu’une maudite corde, l’avait désarçonné.

Les amis de Georges, c’étaient des p’tits jeunots
Qui connaissent Bardet, Barguil, Thibaud Pinot.
Lui il prenait la roue des champions du vélo
Aimar, Pingeon, Altig, Simpson et Mastrotto !
Tous les jours il soignait ses terres et ses bestiaux,
Le dimanche il partait chevaucher son vélo
Les mains haut du guidon, toujours le grand plateau,
Pour n’pas se faire lâcher, fallait tirer du gros.

Les amis de Georges, on les reconnaissait
Amateurs de fiesta mais pros sur le vélo.
Ils ont même remarié Nanou avec Michou,
C’était à Rémuzat, à côté du Ventoux.
Georges était là bien sûr et Marcelle à côté
Pour faire la haie d’honneur et biser la mariée.
Discret et réservé, souriant et amusé
Il n’est pas le dernier à aimer rigoler.

Le rythme a décliné, le vélo a faibli,
Ils attendent l’ami Georges pour de nouvelles sorties.
Quand il sera debout, quand il sera guéri,
Ils reprendront les routes de Mars ou de Pouilly.
Après le Beaujolais, les monts du Brionnais,
Ils se retrouveront dans vingt piges, non de non !
Pour fêter les cent ans de leur ami PEGON.

 
"Eh, Eh, JoJo est arrivé"

 (parodie Paul Giraud de "Zorro est arrivé" de H. Salvador)

Sur notre vélo on pédalait, on était fatigués,
Quand tout à coup, derrière not’dos
Parut un type costaud.
Il nous coinça comme une furie
Et méchamment nous dit :
« Z’avez largué le Vieux en bas ?
Ça les gars, ça s’fait pas ! »

Puis il nous rattrapa
Et alors ?
Puis il nous engueula
Et alors ?
Puis il nous dépassa
Et alors, et alors ? Eh … Eh …

JOJO est arrivé, sans s’presser…
Le grand JOJO, le beau JOJO,
Avec son casque et son beau vélo !

Sur son vélo il pédalait un soir avant l’été
Sur la route de la Chapelle
En toute tranquillité.
Quand tout à coup, de sa portière
Un chauffard l’explosa
Et très méchamment il lui dit
« Les Vieux, ça reste au chaud
Ou on les met K.O. ! »

Puis il l’empoigna
Et alors ?
Puis il le ficela
Et alors ?
Puis sous ses roues il le glissa
Et alors, et alors ? Eh … Eh …

JOJO est arrivé, sans s’presser…
Le grand JOJO, le beau JOJO,
Avec sa gourde et son beau maillot,

Deux mois plus tard, ressuscité il partait pédaler
Sur la route de la Teyssonne, peinard y’avait personne.
Quand tout à coup devant sa roue
Une corde tendue surgit,
Le renversa, groggy.
« Les vieux bigleux, ça reste au pieu,
Moi j’ fais passer mes bœufs ! »

Puis il le releva
Et alors ?
Puis il le secoua
Et alors ?
Puis chez Marcelle, il l’embarqua
Et alors ?
Sur son lit il le déposa !
Et alors ? Et alors, Eh … Eh …

JOJO est arrivé, sans s’presser…
Le grand JOJO, le beau JOJO,
Avec maillot et genoux râpés,
Avec des bleus et des os brisés
Son casque rayé et l’vélo crevé !

Ah ! Ah ! Sacré JOJO.

mardi 18 juillet 2017

Bonne route, PAUL !

Paul LAPALUS était une référence

chez les Cyclos charliendins !

Il a hélas effectué sa dernière sortie.


Au-delà bien sûr de sa vie de famille et de sa vie professionnelle, le vélo c'était son plaisir, sa respiration. Toute sa vie, il a pratiqué ce sport avec la même envie, la même passion. Depuis sa retraite, c'était deux ou trois sorties hebdomadaires, sans parler de celles qu'il faisait avec Hélène. Son accident cérébral en 2011, l'avait empêché de remonter sur son vélo mais il ne s'y était jamais vraiment résolu.

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Un sourire qu'on n'oubliera pas
Toujours prêt à raconter une anecdote, rappelant les années partagées avec les Anciens qui l'avaient entraîné,  il vivait le vélo comme un mode de vie.

Daniel, l'un des fidèles du groupe, était sans doute le plus à même d'en parler. Voici ce qu'il rappela, s'adressant à Paul, lors des funérailles :

"Aujourd’hui, c’est avant tout ta famille proche qui est dans la tristesse. Mais c’est aussi la famille cycliste, plus précisément ton groupe des cyclos de Charlieu. Pendant plus de quarante ans, tu as été notre capitaine de route incontesté. 

Nous nous souvenons qu’à chaque départ de randonnée, alors que chacun se demande quelle direction nous pourrions prendre, immanquablement tu intervenais pour nous dire : « J’ai pensé qu’on pourrait aller par ici, puis par là… », et ainsi tu déroulais tout le circuit auquel tu avais réfléchi, dans les moindres détails. La plupart du temps, tu te débrouillais pour nous faire découvrir une route que nous n’avions encore jamais empruntée. 

Et puis bien sûr lors des sorties du dimanche matin, tu choisissais le village qui convenait le mieux pour l’arrêt casse-croûte, ce moment convivial entre copains que tu appréciais tant.


C’est vrai, nous nous reposions beaucoup sur toi, un peu trop sans doute. Mais, ça n’avait pas l’air de te déplaire ! Tu pouvais même faire preuve d’autorité : gare à ceux qui tentaient de faire les malins en laissant les copains à la traîne, ils étaient vite rappelés à l’ordre. La cohésion du groupe, c’était ça ta conception de la pratique du vélo. 


Nous savons combien tu as souffert depuis ce jour où la maladie t’a contraint à l’immobilité. Notamment de ne plus pouvoir nous accompagner.


Où que tu sois maintenant, bonne route Paul !

Paul en conversation, aux côtés d'Hélène décédée en 2016

vendredi 30 juin 2017

Annecy, le lac, le soleil et l'orage parfois


Belles journées de randonnées cyclos à Annecy : autour du lac, puis sur quelques routes de cols à proximité du Village de vacances de Sévrier.

Col de Leschaux, col des Aravis pour tous, la Forclaz ou le Semnoz pour quelques autres. Avec vélos de route ou avec vélos à assistance électrique, selon les cas.

Il suffit de quelques photos  et de quelques clics pour évoquer les souvenirs

Au sommet du col des Aravis, avant de plonger sur Ugine !

Et pour le malheur de Daniel, le dérailleur a durablement déraillé ... Mais désormais il connaît tous les marchands de cycles de la région, car trouver un banal dérailleur Shimano 105  semble presque un exploit !

En terminant le tour du lac. Immortalisés par une photographe bénévole et sympathique



Globalement, ce fut le beau temps. La pluie, les orages ont eu le bon goût de ne se manifester que les soirs ou les nuits. Pas mal finalement !

Et pourtant mercredi soir (28 juin), tandis  que nous étions quelques uns à nous donner rendez-vous au port -tout à côté de la Libellule- vers les 18 heures, la menace d'orage a précipité un peu notre retour. Bien nous en a pris, car la pluie n'a pas tardé à s'abattre, accompagnée de quelques grondements de tonnerre.

Mais si nous avions attendu un peu au bord de l'eau, nous aurions pu voir ceci. Ce sont les photos et la vidéo que la Compagnie des bateaux du Lac d'Annecy a posté le même jour, sur Facebook, à 20h.

Pas mal, on aurait trouver plaisir à observer l'évolution du temps : 





Et la vidéo, bien évidemment ! Un clic suffit ici.

   Pendant la pluie, le beau temps. Parfait arc en ciel sur le lac.

mercredi 21 juin 2017

En attendant le lac d'Annecy ...

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Ils sont quelques-uns, parmi les cyclos de Charlieu, à préparer la sortie annuelle. Pas toujours les mêmes, mais avec le même esprit d'amitié chaleureuse.

Depuis 2011,  ils ont découvert divers hauts lieux de France, où il fait bon rouler à vélo mais aussi marcher, visiter, manger, boire et pas toujours avec modération.

Successivement ce fut l'Alsace, puis le Ventoux côté Sault, Aurillac et le froid en haut de ses "faux cols" ! Puis encore Millau et son célèbre pont. En 2015, c'étaient les Cévennes ;  l'an dernier Chenonceaux et quelques autres châteaux. Enfin cette année ce sera Annecy, le Semnoz et les Aravis.

Départ :  lundi  26 juin, 8 heures, place de la Bouverie.

Tout est prévu, organisé de main de maître par Jacqueline, dans le maigre temps qui lui reste, une fois ôtées ses nombreuses sorties  hebdomadaires, sans parler de l'Ardéchoise, du tour de la Loire, etc..

Parfaitement maîtrisé donc, comme le petit coup à boire d'hier qui s'est transformé en parfait apéritif dînatoire, juste après un brin d'orage qui l'obligea -sans crier gare-  à improviser une mi-temps à l'intérieur et une autre dans un jardin fleuri à souhait.

La preuve ? Cette photo souvenir ...

La plupart était là. Il en manque cependant ...

La bonne humeur était là. De quoi se donner du courage pour les balades et visites ... Même si les moins entraînés tremblent déjà !
Ils partageront alors le sort, somme tout, autant  agréable des visiteurs-marcheurs.

Projet rando du lundi 26, après-midi : le col de Leschaux 
puis retour par le tour du lac. 



Le parcours et le profil ci-dessous



Projet Rando du mardi 27 : les ARAVIS


 


Profil altimétrique




mardi 30 mai 2017

Ah ! les coquins ...

"Ah ! les coquins, ils ont modifié 
l'horaire de départ du mardi, en douce" 

Voilà, rapporté avec exactitude le texto transmis par l'ami Pierre à quelques pauvres cyclos venus quémander hier un modeste verre d'eau, pour étancher leur soif, après une longue sortie sous le soleil écrasant de cette fin mai ! 

Ils auraient pu s'attendre à un peu de sympathie, de compréhension, voire de compassion après tant d'efforts. Ils auraient souhaité trouver une maison ouverte, qui les aurait accueillis avec douceur et bienveillance, à cette heure bienvenue de l'apéro.

Ils auraient aimé s'entendre dire : "entrez les copains, je vous attendais, les biscuits sont servis et les bouteilles sont là à votre portée ..." 

Foin de copains, salut les coquins ! 

Et pour s'entendre dire un vrai et franc reproche : "ils ont modifié l'horaire, en douce !" Bref la déception totale ! 

Et pourtant, depuis des années au sein du groupe, il est le cyclo modèle, la référence, l'exemple quoi ! D'ailleurs chacun s'évertue à l'encourager cet Arpenteur majeur des routes de France et de Navarre, à l'admirer cet Aigle des Alpes et des Pyrénées, même à le vénérer ce prochain Pierre le Grand des Dolomites.


"Ouvre-moi ta porte, pour l'amour de Dieu"  - Que nenni  !

Quelle ingratitude tout de même ... Les temps changent.

Bien sûr, ils sont responsables d'un forfait. Responsables, ils le sont tous, mais pas un seul n'est coupable. Lequel de ces cyclos présents aurait-il commis l'irréparable ? Lequel aurait-il perpétré ce crime de lèse majesté : avoir négligé d'avertir que les sorties cyclos s'effectuaient désormais le matin ?  Nul ne le sait.

Évidemment, tous ont imaginé Pierre suffisamment intelligent et avisé pour penser par lui-même qu'avec le retour du soleil et de la chaleur, il était plus raisonnable de cesser les sorties l'après-midi. Sans doute finalement ont-ils tous surestimé son discernement et sa pertinence. C'est un tort, leur seul tort ! Voilà pourquoi il y a responsabilité sans réelle culpabilité.

A leur corps défendant, ils ont laissé leur photo comme signature de leur (mini) forfait, assumant collectivement leur faute mais refusant le "mea culpa". Ainsi, on ne saura lequel d'entre eux est à blâmer, hormis Pierre -l'ingrat, le vrai coupable- qui n'a pas su se mettre au diapason des paroles de la comptine, murmurée au clair de la lune.

Alors, désigné d'office, le photographe et rédacteur de l'article, hier soir,  a saisi sa plume pour écrire ce mot à son ami Pierrot  qui n'a pas ouvert sa porte. Au diable "l'amour de Dieu"  !

Décidément, les temps changent comme disait Bob DYLAN

Un peu plus chaque jour, l'ordre est bouleversé.
Ceux qui attendent encore vont bientôt arriver.
Les premiers d'aujourd'hui, demain, seront les derniers
Car le monde et les temps changent.

mardi 15 mars 2016

Pas de nouvelles ? Bonnes nouvelles ...

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Pas de nouvelles affichées sur ce blog depuis le début d'année, mais bonnes nouvelles : ils sont tous là, ils ont repris la saison, sans hésiter ; même certains n'ont pas beaucoup arrêté au moment du changement de calendrier !

D'autres, dès janvier -qui nous a accordé beaucoup de douceur- ont repris leurs chevauchées régulières ; parfois  quelques intempéries, giboulées et autres froidures de février et mars, comme sur le parcours de Paris-Nice du côté du Mont Brouilly, ont ralenti les ardeurs mais le printemps avant l'heure de ces derniers jours a fait ressortir même les plus casaniers.

Aujourd'hui se côtoyaient donc des jambes super entraînées et des mollets flasques. L'un -m'a-t-on fait la confidence- aurait déjà 3.000km ! C'est dire si les seconds avaient du mal à tourner aussi vite que les premières. Tant pis, on s'est résolu à faire des groupes ... que de toute façon le relief aurait organisé spontanément.

Bref arrêt à MELAY pour apprécier l'état des troupes. Bientôt il faudra se résoudre à former le gruppetto !




Photographe du jour

Le peloton était fourni. Dix-huit candidats à la "victoire", dont un nombre certain vêtu du fameux maillot de l'E.C.C. ! Il s'est bien vite scindé : un  premier quatuor a coupé court à IGUERANDE pour un rythme et un itinéraire plus adaptés. Mais avant qu'intervienne la seconde cassure, le photographe attitré eut le temps de sortir son appareil.

Il en restait encore quatorze à CHAMBILLY.  La photo atteste l'état de forme et d'humeur de chacun. La couleur du ciel et la douceur du temps étaient parfaits.
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Bientôt on pourra envisager des itinéraires plus délicats.
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