Lieu : Bouverie - Horaires

"Les cyclos de Charlieu" ne sont pas une association, ni un club sportif. Ils existent pourtant depuis plus de 50 ans.

Ceux d'aujourd'hui ont peu à peu pris la place. Ce sont des mordus de vélo, indépendants, qui aiment
rouler ensemble
pour le plaisir de pratiquer les routes autour de CHARLIEU. Tout amateur peut se joindre au groupe.
Un seul mot d'ordre, outre la bonne humeur, se retrouver au point de ralliement : PLACE DE LA BOUVERIE - CHARLIEU
L'été le rendez-vous est à 8h00
. Les autres saisons, c'est à 13h30.
Les rendez-vous ont lieu les mardis et vendredis.

Flash défilant hiver

Horaires des sorties-cyclos, le mardi et le vendredi : 13h30 - place de la Bouverie - CHARLIEU

vendredi 4 juin 2021

C'est beau le vélo sous l'orage... mais humide quand même !

      Belle sortie ce mardi 4 juin. Direction Chauffailles via Tancon. Puis le viaduc de Mussy-sous-Dun et Anglure, pour atteindre le col de la Cépée.

Beau temps et paysages verdoyants. Sous un passage ombragé, au faux plat descendant, j'ai même entendu l'un des cyclos citer Depardieu dans le texte : "On n'est pas bien, là ! A la fraiche, décontractés du g...". Souvenir culte des Valseuses  de Bertrand Blier.

Il fallut rien de temps pour rejoindre La Clayette. Les grands et costauds devant, les autres dans le sillage avec la seule ambition de ne pas lâcher les roues.

Devant le château,  bref arrêt afin de jouer complaisamment les figurants dans une séquence télévisée que préparait FR3, pour la prochaine brocante du village. Curieux, ne pas s'abstenir : c'est à voir sur FR3 Bourgogne, le 17 juin à 18h (ou 19h) si j'ai bien retenu l'annonce du caméraman. 

Sitôt sur la route de Charlieu, la pluie se fit un plaisir de nous accompagner. Quelques gouttes espacées d'abord, puis une averse magnifique. Il fallut se résigner à s'arrêter à Chateauneuf. L'orage gronda, la pluie s'intensifia et le parapluie de Pierre, trouvé à la Mairie, ne suffit pas à nous abriter. Un avant-toit s'offrit à nous et quand il sembla que les gouttes baissait de rythme, on repartit.

L'orage redoubla, la nuit semblait déjà là. L'averse nous traversa allégrement et les camions n'hésitèrent pas  à nous asperger au passage. Un bonne douzaine de kilomètres à nous rincer jusqu'aux os. Il y avait longtemps qu'on n'avait pas connu un tel plaisir. 

A l'entrée de Charlieu, il ne tombait plus que quelques gouttes, avec presque une lueur à l'ouest qui s'apprêtait à nous jouer "Un Charlieu, un soleil".

Alors un selfie rapide de Guy pour marquer le souvenir et ... retour à la casa sans tarder. Pierre qui avait promis "open bar" à l'arrivée était déjà parti se sécher à Saint-Nizier.  Maxime Le Forestier l'avait chanté : "On choisit pas sa famille"..., mais on devrait parfois mieux choisir ses copains !😜

Transpercés de pluie, mais joyeux !

Strava m'apprend au retour que Francis et André avaient choisi de rouler ce matin. Veinards, ils n'ont bénéficié que du soleil !
A bon entendeur ...

Mardi 8 juin, retour aux horaires d'été . 

Rendez-vous à 8 heures, place de la Bouverie.


Et puis quelques heures après, une nouvelle photo m'est livrée généreusement. Le quintette n'est plus qu'un quatuor. Le selfie, ce n'est pas son truc à Pierre. Par modestie naturelle, il avait choisi d'être discret en restant derrière l'objectif. Merci l'Ami. La classe, quoi !


 

mercredi 2 juin 2021

On a vu passer les coureurs du Critérium du Dauphiné..

"Le mardi, c'est ravioli" selon la fameuse réplique du film "La vie est un long fleuve tranquille".

Mais chez les cyclos, "Le mardi, c'est la sortie" ! Hier, c'était pour voir passer les coureurs du Critérium du Dauphiné. Sa troisième étape partait de Langeac et venait se terminer à Saint-Haon le Vieux, joli bourg rural de la Côte Roannaise. Un petit détour par Vivans et la Pacaudière, et nous y étions juste à l'heure. 

Voir passer ? C'est une expression excessive, tellement on a à peine eu le temps d'ouvrir les yeux. La ligne d'arrivée était inaccessible aux spectateurs, on s'était donc placés aux 500m, le point de vue était privilégié. : on ne pouvait pas les manquer.
Ils sortirent du rond-point d'Ambierle-Renaison pour grimper la côte de Saint-Haon. L'allure était déjà maximale, les sprinters bien en ligne derrière leur poisson-pilote.  
Nous eûmes dix secondes ! dix secondes seulement pour apercevoir le peloton, juste le temps au spectateur ébahi de dire deux fois "putain, t'as vu la vitesse où ils montent ! ". Et ils n'étaient plus là !

Un quasi mirage. Il suffit de laisser défiler la vidéo pour le vérifier. 


Heureusement que quelques coureurs lâchés dans les derniers kilomètres eurent l'élégance et le talent de nous offrir un passage à vitesse sinon réduite, du moins raisonnable. Merci aux Julien Bernard, Florian Sénéchal, Warren Barguil, de s'être montrés... disons plus coopératifs !

Trois Cofidis attardés... pour notre plaisir
Ils arrivent pour disparaitre aussitôt ! 















Quelques hectomètres plus haut, c'était déjà la remise des bouquets et des maillots. L'italien COLBRELLI avait réglé ARANBURU au bout d'un sprint massif. Et l'autrichien POSTLBERGER conservait son maillot de leader conquis la veille.

Un petit coup d'œil sur la vidéo du sprint final donnera une idée de cette fin d'étape. Il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous, pour un bref résumé .

à Saint-Haon. A voir. Un final qui coupe le souffle des meilleurs.


Eh oui, ce passage-éclair fait partie des aléas des courses, jamais écrites d'avance, toujours imprévisibles. Mais l'on put prendre un peu de temps à voir les magnifiques vélos juchés sur les voitures suiveuses. 

Pas de caravane cette année mais un beau défilé de mécaniques ; il était plus facile d'en faire quelques photos


Puis ce fut la séance "papotages" avec les copains. Saint-Haon était hier le lieu de retrouvaille de tous les cyclos du roannais, anciens coureurs ou simples rouleurs  du  dimanche.  Ainsi  on  a  pu  revoir Bernard, le dernier à avoir délaissé les cyclos charliendins,  son frère  l'adepte  fidèle  de l'Ardèchoise, Vincent le jeunot, Daniel et sa bande de nizerots, le team Marcigny, et bien d'autres. 
Il ne restait plus qu'à  enfourcher  le vélo resté  dans le fossé pour retrouver  la route de Saint-Germain Lespinasse. Retour  assez tranquille, vent dans le  dos, même s'il fallut  mettre le turbo pour assurer la montée de la Bénisson Dieu. Pas vrai Michel ? Partis  une douzaine, on arriva  cinq seulement. Pas de malaise, ils ne se sont pas perdus.  Strava les a retrouvés ! Guy était allé faire un tour du côté du podium où il  y  a vu,  en grande conversation, son "ami" de Saône et Loire,  Bernard  Thévenet  l'idole  de  ses années de jeunesse.
 
Bernard THEVENET et le maire de Saint-Haon

samedi 24 avril 2021

Confinement - saison 3 - Bonheurs et Malheurs

Depuis quelques semaines, la saison 3 du confinement - ou plutôt sa troisième phase -  a éparpillé les parcours des  habitués des randonnées.

Désormais, ceux qui en matière de vélo en "connaissent un rayon" ont repéré leur territoire de pédalage autorisé et des petits groupes se sont constitués. 

C'est ainsi que les Charliendins ne sont plus que 4 ou 5 à se retrouver pour sillonner les routes. 

Une des sorties récentes a permis de découvrir la RONDE CHARLIENDINE (voir ci-dessous). Quatre-vingt-dix kilomètres pour plus de 1100 mètres de dénivelé. Un bel itinéraire qui s'inscrit presque parfaitement dans le rond imposé ! Et l'un de dire : "On n'avait jamais autant fréquenté Arcinges". Eh oui ! certains passages sont obligés, afin de tirer parti au maximum de la cours de récréation autorisée !

Un exemple de parcours inscrit dans le rond. Charlieu au centre et rayon de 10 km


Quel bonheur de pouvoir traverser et apprécier ces petites routes menant du Charluais au Brionnais. Actuellement le vert des prairies et du bocage rivalise avec le vert plus tendre des feuilles qui éclosent. Le soleil s'est installé et désormais sans la bise venue du nord qui les semaines précédentes traversait les meilleures vestes thermiques.

Bonheur certes mais aussi heurts et malheurs hélas !

Hier nous avons visité notre ami Michel Dumont, l'ingénieux ingénieur du Pilon (voir article du 23.04.2020). Avec grand plaisir nous avons pu observer son membre qui reste bandé... depuis 5 semaines. Pas de méprise, je parle bien de son bras gauche, bien opéré mais pas encore opérationnel ! Quand Mimi fera-t-il son retour dans les roues ? Il réserve encore sa décision. Quant à son bras droit, il demeure particulièrement habile pour servir la bière et l'apéro. On l'a vérifié. Merci l'ami.

Ensuite, nouvel arrêt pour soutenir la santé des fragiles : à Sorillard, chez Daniel Aucourt, qu'une méchante bébête importune depuis plus de 6 mois. L' examen-bilan fait début avril, nous a-t-il dit, est plutôt favorable mais encore insuffisant. Il faut poursuivre les traitements pendant deux mois. Pendant ce temps Josiane continue de parfaire son entrainement vélo. Bientôt il pourront reprendre ensemble et lui nous rejoindra, c'est sûr. Avec ou sans assistance ? Ton moral tient le coup. Bravo et courage à  toi. On aurait pu également passer voir Charly Vanet à la Croix Leigne apprécier sa remise en forme progressive. Mais certains l'ont revu, croisé même sur son vélo depuis son accrochage par un camion. C'est un bon signe ! A bientôt, avec nos encouragements.

Malheurs encore hier soir. 

Photo - modèle fictif

Au retour de leur sortie du jour, Michel Soutrenon et Pierrot Berthillot descendaient sur la route de Saint-Edmond, en compagnie de Jacky Monnet qui m'en a fait  part.  Arrivant  au carrefour  pour reprendre  la direction de Charlieu, ils tentèrent de passer (dans un trou de souris comme Michel les adore ?) au moment où  arrivait  un  gros  un camion  de Saint-Denis  de Cabanne. Coup de frein soudain et, presque à l'arrêt, les deux vélos s'accrochent. Nos amis se retrouvent à terre,  sur  la  chaussée,  sans  avoir  cependant  été touchés  par le  bahut.  Hésitation  quelques instants, puis décision de Jacky d'appeler les pompiers. Direction  le S.A.M.U., à Roanne. Bilan : Michel est rentré  chez  lui  le  soir  même,  sans  doute  avec quelques coups et égratignures, sans aucune gravité. Pierrot est resté, souffrant d'une fracture du col du fémur ! Il a été opéré ce matin. Souhaitons-lui un bon et rapide rétablissement. Ce n'est pas sans rappeler la chute provoquée de Georges Pegon, il y a un peu plus de deux ans. Courage Pierrot,  on t'ajoutera à la liste quand on programmera un nouveau  parcours de visite des absents !

Attention, le vélo c'est le bonheur, n'en faisons pas un instrument de malheur ! 

samedi 13 mars 2021

Du haut de sa grandeur !

Depuis  janvier, au bénéfice du beau temps, les sorties bi-hebdomadaires ont repris.
Bien sûr, ce n'est pas chaque fois qu'un événement mérite d'être rapporté, alors le temps passe et "rien de nouveau sous le soleil". Ou plutôt rien de nouveau sur le site des cyclos charliendins.

Néanmoins en ce début mars, on peut constater que le groupe se renouvelle. Les plus anciens ont lâché prise, pour des raisons différentes et personnelles. Il ne reste plus guère que deux "plus de 75 ans" - deux heureux prioritaires pour la vaccination... s'il y avait des vaccins disponibles aisément à proximité ! -
 
Deux vieux, pour être francs : 
* l'un plus ou moins faux-cul : il fait semblant de suivre le groupe mais il paraît qu'il se dope à l'électrique. Chut !
* l'autre apparemment fringuant, mais qui en douce va se faire greffer prochainement une épaule biotechnique du dernier cri. Il paraît qu'elle était morte mais lui seul le savait ! A bientôt, pour le retour. 

Et puis, Jack-Line a fait définitivement son grand retour avec un genou tout neuf, qui lui a demandé après un second passage sur le billard, quelques mois de rodage et de surchauffe. Ca y est ; elle s'est enfin testée cette semaine sur les raidards du Brionnais et sur la montée du Crozet vers Saint-Bonnet des Quarts. Même pas peur du vent, ni de la pluie. Comme disait approximativement Descartes à son ami Pierrot : "je t'aime, donc je suis".

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Alors pour immortaliser le groupe Cyclos 2021, Pierre (le Grand) a souhaité -pour une photo de groupe-  nous prendre de haut. Eh oui,  Pierre souvent nous prend de haut... Et pour réaliser son forfait, il a dû, non pas monter sur des échasses mais escalader la benne d'une sorte de camion-poubelle où il aurait pu s'engloutir ! Il en est redescendu sauf (et sain ?). Ouf, quel aventurier !

Au retour après la sortie, il nous a gracieusement transmis la photo ci-dessus, suivie d'un aimable récit. L'auteur  en est inconnu, mais il y décrit une réalité connue de tous les cyclos ! Un diagnostic tellement vrai mais inquiétant. 

                                 SALOPERIES DE CYCLISTES !

Mesdames et Messieurs les Zotomobilistes, je vous présente toutes mes plus sincères excuses pour avoir un jour osé vous gâcher la journée, la semaine voire même la vie, en m'autorisant sans votre accord à pratiquer le vélo sur route ouverte.
Oui je le comprends bien à chaque fois que vous nous klaxonnez parce que vous avez failli devoir freiner et attendre 2, 3 ou pire 5 secondes derrière nous pour passer.
 A chaque fois je compatis, car imaginez qu'un jour noir, vous deviez attendre 3 secondes avant de dépasser 20 fois un vélo, on en arriverait à une privation de jouissance des réseaux sociaux ou d'une série débile à la télé de l'ordre de la minute !  
Sans compter l'incommensurable coût de la surconsommation de carburant à ralentir pour ensuite retrouver son allure ... 
Aussi après cette analyse, il me semble tellement plus logique que vous, oui vous là, nous frôliez à quelques dizaines de cm, car une vie ça vaut quoi en regard de 3 secondes perdues à ne pas pouvoir regarder les réseaux sociaux ?
 Alors tant pis j'accepte le risque de vivre peut-être plus pour longtemps car je ne voudrais pas vous faire perdre plus de temps ...
Et comme la vie est bien faite en général, pile au moment où l'on nous dépasse, une saloperie de voiture arrive pile à la même hauteur dans l'autre sens. 
Lui on s'en fout, il n'est quand même pas à un rétro près ! 
Et que dire celui qui nous dépasse en prenant lui soin de nous laisser de la place, et qui dépasse sur une ligne blanche, ou accélère comme s'il allait gagner les 24h du Mans sur ce dernier dépassement, quitte à ce qu'en face voiture, cycliste ou piéton se serre un peu, mais puisque je te dis que ça passe à l'aise ! Avec mon niveau de pilotage tu voudrais pas que je gaspille 3 à 5s pour un guignol en vélo ?
Ah mais il y a mieux, il y a celui qui pour ces 3 secondes qui valent de l'or, peut doubler dans un virage en aveugle ! Dans le sport on appelle ça les 3 secondes qui changent une vie. 
Là aussi, mais ce sera celle du mec mort en face et de sa famille ...
Ah et puis il y a ceux qui nous hurlent après, mieux qu'un berger allemand bien énervé, à coup de grands gestes et doigts d'honneur. Ils sont nombreux, si si. Par contre ils sont tous identiques ... 
A chaque fois que tu leur demandes ce qu'ils ont comme problème, ils hurlent encore un coup, mais comme tu es toujours là à leur demander ce qu'ils ont et que leur coup de la terreur n'a pas fonctionné, ben c'est "courage fuyons" à coup de bras d'honneur en partant à toute vitesse ... 
Clairement ces courageux là sont mes préférés !  
Ils représentent tellement bien une si grande partie de notre société, paraître mais personne derrière le costume ! 
Qui nous reste-t-il sur la route encore ? 
Et bien le bobo écolo avec sa super voiture hydride de 400ch, qui voulant montrer à sa poulette qu'il est au moins à la hauteur de son auto, nous affuble après insulte au dépassement d'une accélération qui en jette, car il ne faut pas l'énerver celui-là, et il sait vous le montrer. 
Ah au juste monsieur l'écolo de salon, c'est une bonne bouffée de carburant qu'on reçoit dans le visage à chaque fois, ça je peux vous le garantir. Mais enfin bon, pour 3 secondes perdues, on méritait bien ça en même temps !  
Alors heureusement nous n'avons pas que ce genre de conducteurs, mais sachez malgré tout que parmi toutes celles et ceux qui ne sont pas hargneux, une très large majorité (je dirais 90% !) nous dépasse en nous mettant en danger, tout simplement parce qu'ils ne mettent pas leur clignotant, qui pour un vélo est comme pour une voiture obligatoire en cas de changement de direction.
 Et pourquoi donc monsieur le cycliste ? Parce que la voiture qui vous suit, même éloignée, ne nous a pas forcément vu et elle pourrait nous renverser ou se mettre au tas en voulant nous éviter !
Sachez par ailleurs qu'en roulant à 2 cyclistes de front, on abuse ! Et bien figurez vous que sur une route étroite c'est à la fois une façon de nous protéger mais aussi une plus grande facilité pour vous à nous dépasser car si un jour vous devez remonter une file de 6, 8 ou 15 vélos en file indienne, ce sera beaucoup plus long tout en rasant les miches à chacun ...
C'est pour cela qu'en pédalant avec ma fille et/ou ma femme qui sont plus lentes et moins aguerries à la maîtrise d'un vélo aux côtés d'un Objet Roulant à Toute Vitesse, je reste derrière et décalé, pour les rendre plus visibles et les protéger. L'objectif n'est pas d'enquiquiner le monde, mais de sécuriser tout le monde.
Bon j'avoue en toute honnêteté que comme une majorité de gens, j'aimerais mettre 18 choses dans un agenda qui ne contient que 14 lignes et que je fonce sur tout, maintenant mettre en regard mon comportement au temps gagné me permet rapidement de faire des choix sereins ...
J'avoue, si si je l'avoue, aussi m'agacer assez régulièrement en hurlant après les plus véhéments "Hey Parisien", ce qui n'est évidemment qu'une caricature de ce que je ressens comme zénitude à chaque fois que je pose 4 roues à Paris , mais sachez que même dans mon beau et paisible département du Loir-et-Cher les personnes qui considèrent qu'une vie ou quelques membres en moins pour avoir osé faire perdre 3 secondes, sont nombreux !
 Et dans bien d'autres territoires où j'ose ne poser que 2 roues non motorisées sur le bitume...  Regardez un peu les vaches, les montagnes, la mer, vos enfants, votre femme, cela vous apaisera vous rendra ces 3 secondes moins gâchées !
Et pour terminer mes milliers de km d'analyse, la connerie n'a malheureusement pas de sexe, même si les bergers allemands de l'équipe "courage fuyons" sont majoritairement des hommes  
Allez profitez de ces quelques secondes pour respirer ça vous fera du bien  et n'hésitez pas à partager autour de vous car je n'arrive pas à croire que je n'ai pas de chance au point de tomber que sur la frange marginale des automobilistes à chacune de mes sorties.

Et Pierre de conclure néanmoins avec franchise et lucidité : Cela dit, les cyclistes ne sont pas nets non plus lorsqu'il roulent en peloton de 15,20 ou 30 gars... qui occupent la route. Ceux-là nous font une mauvaise pub et usent les nerfs des automobilistes coincés derrière et qui, de ce fait, prennent des risques pour les dépasser. 

vendredi 6 novembre 2020

Saison 2 du confinement : Jeu de mains, jeu de vilains ?

Entre deux tours de toupie autour de son pâté de maisons, Francis notre itinérateur (ou simplement chef de route si vous voulez ; certains disent itin-erreur quand il fait fausse route) Francis aime les mots.

Il vient de m'adresser ce petit texte dont j'aurais tort de vous priver. 

A vos sourires ! Merci Francis. 


Parmi les différentes mesures prises pour lutter contre l'épidémie du coronavirus, il est demandé de ne pas se serrer la main.

Par contre, il est possible – et c'est même recommandé – de se serrer les coudes. Il ne faut donc plus tendre la main, ne plus faire des pieds et des mains, seulement des appels du pied afin de garder les mains libres.

 Si vous êtes à la tête d'une association et que vous vouliez vous retirer, impossible de passer la main ; certes, il reste la solution de vous faire sortir à coups de pied dans l'arrière-train mais ce n'est pas très élégant et l'on peut très vite en venir aux mains.

Pour les amoureux qui ont le cœur sur la main il est illusoire de le donner, ni même de le partager : les mariages vont tomber en désuétude car plus personne ne fera une démarche pour demander la main de l'être aimé.

Autre conséquence grave pour la démocratie : désormais la politique de la main tendue est vouée à l'échec, être pris la main dans le sac sera moins grave que de donner un coup de main.

Bien sûr, la main gauche doit ignorer ce que fait la main droite mais si elle a donné de l'argent de la main à la main, il sera nécessaire de lui passer un savon.

C'est dans la tribulation qu'il convient d'être fort, l'épidémie génère un sentiment de peur ; la solution ? - S'en laver les mains et prendre son courage à deux mains, surtout en mains propres.

Au revoir et à 2 mains...

C'était lors de la Saison 1 du confinement !



mardi 3 novembre 2020

Comme au marché de Brive la Gaillarde ?

 En ce temps de confinement... Saison 2

Ce matin en parcourant le message de notre ami Daniel, il m'est revenu en tête quelques notes et paroles de Georges Brassens bien ancrées dans ma mémoire :


Vous connaissez tous cette histoire qui devint croquignole quand arrivèrent  "les gendarmes mal inspirés"
Mal inspiré ? Tout comme celui qui a renseigné le trop honnête cyclo charliendin. La suite, il nous la raconte lui-même :

"Nous avons bien compris que toute randonnée est interdite, mais ayant l'habitude d'effectuer mes petits déplacements utilitaires à vélo, je pensais que c'était encore possible
Il se trouve que j'ai ces jours-ci rendez-vous chez mon garagiste pour un entretien courant. Celui-ci me dit qu'il est ouvert et que je peux y aller comme prévu. Je ne suis pourtant pas vraiment tranquille, alors mon épouse appelle la gendarmerie. 
Réponse du gendarme, paraît-il très sympathique : 
- Oui il peut se rendre chez son garagiste, muni bien sûr de l'attestation. 
- Donc il fait comme d'habitude, il met le vélo dans la voiture pour revenir avec, et inversement le soir ? 
- Surtout pas, lui répond le gentil pandore, il ne peut se déplacer qu'en voiture. 
Il faudra donc se débrouiller !
Mon épouse ajoute :
- Il a le droit d'aller visiter sa vieille mère qui vit seule à Chandon ?
- Bien sûr, avec l'attestation toujours. 
- Mais il peut y aller à vélo ? 
- Ah non, je vous dis que tout déplacement à vélo est interdit ! En voiture uniquement". 

Et Daniel de conclure : Vive l'écologie ! Par temps de Covid, on voit que le vélo est définitivement proscrit, alors pendons-le ! On verra l'année prochaine... Patience et prudence à tous."

Evidemment, je n'ai pu m'en tenir à ces affirmations aussi péremptoires que fantaisistes
Un gendarme ne fait pas la règle, il la fait appliquer. Il m'a suffit de rechercher sur le site du Ministère de l'Intérieur  ce que dit le texte d'attestation de déplacement, "en application du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire". 

Sixième motif : "Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie"

Où se trouve interdit, M. l'Agent,  l'usage du vélo ?

Par acquit de conscience, je vais vérifier sur le site de Vélo Vert Magazine. J'y trouve l'article suivant, daté du 29 octobre :

"Il est bon de rappeler ce que la situation impose en matière de pratique du vélo. Pas beaucoup  de changements par rapport au confinement du printemps, si ce n'est que l'accès aux forêts et aux parcs n'est pour le moment pas interdit. 
En revanche, la pratique loisir du vélo - comme toute autre activité physique de plein air - ne peut se faire que dans l'heure et dans le fameux périmètre d'1km autour de votre lieu d'habitation. Dans de très nombreux cas, c'est évidemment et malheureusement beaucoup trop restrictif pour rouler à VTT. Celles et ceux d'entre vous qui résident à l'orée d'une forêt doivent mesurer leur chance ! Peu importe, pensez-bien tous à vous munir de la fameuse attestation quand vous partez rouler ! Vous économiserez 135€ d'amende en cas de contrôle."

Et puis, cerise sur le gâteau, Francis notre chef de route bien aimé n'a pas tardé à nous donner le document officiel, s'il en est : une décision du Conseil d'Etat  (il suffit de cliquer là) ! Tout est clair et net. (article rapporté par L'Equipe du 30 avril)

Faites-en bon usage et si nécessaire gardez une copie de cette décision dans votre maillot pour faire connaître la règle à un éventuel récalcitrant ...

                                    Manifestement, vous êtes tous d'accord avec le Chef de route !

Je n'aurai pas l'audace de répéter ce qu'osait chanter Brassens, au risque d'être interpelé pour "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique". 

                Les temps ont bien changé, l'humour ne serait-il plus ce qu'il était ?



vendredi 2 octobre 2020

Ange ou démon ?

Le 29 septembre, c'est la fête des Michel ...

Alors petit rappel, selon Wikipédia : 

"Saint Michel est appelé « l’archange » ou ange en chef dans la Bible. Il est aussi appelé : Prince des Archanges, Défenseur de la Foi, Prince de tous les anges du Bien, Chef des forces du ciel, de la milice céleste, Champion du Bien, Archange du Premier Rayon".

Et tous ceux qui portent ce prénom sont-ils comparables ?

Sans doute ! En tout cas, nous en connaissons UN parfaitement. Il réside en haut du Pilon, c'est un cyclo émérite, c'est bien l'Archange du Premier au Dernier Rayon.



Prince de tous les anges, chef des forces du ciel, il parcourt des milliers de kilomètres sur son vélo pour réussir à  terrasser Lucifer, Satan et autres démons qui s'accrochent à sa roue. L'âge ne pèse pas sur lui. Il vole et s'envole avec ses ailes protectrices.

Mais comme il est également  Champion du Bien, alors il invite chaque année tous ceux qui s'évertuent à le suivre. Arrêt obligatoire le 29, chez Nanou qui prépare les verres, les bières, les cocas, les gâteaux... et même qui s'occupe des photos.

Voici quelques clichés de la dernière édition, gentiment offerts. C'était mardi dernier et c'était bien !

Et dire que certains avaient pris notre Michel pour un démon ! Quelle erreur !



jeudi 17 septembre 2020

Soleil sur les Bois Noirs


 Le confinement avait frustré tout le monde en provoquant l'annulation de la sortie en Auvergne.

Alors, petit rattrapage de fin d'été ! Michel qui connaît ses bois noirs par cœur avait proposé une journée à Lavoine. Parcours vélo annoncé pour les fidèles des sorties, parcours auto pour les plus réticents. Au départ 11 cyclos dont Jacqueline qui faisait son grand retour et Sylvie au tempérament de plus en plus électrique ! Des courageux qui firent juste tourner, à leur arrivée, les 100 km à leur compteur.

Un peu plus tard, les voitures s'organisaient pour les rejoindre et permettre aux vélos de revenir... 

Lavoine ? Petit village de l'Allier, juste derrière nos monts de la Madeleine, qui mérite d'être connu. En particulier le restaurant Auberge des bois noirs. Une table accueillante, avec couple de propriétaires  sympathiques, proposant une cuisine simple et excellente à la fois. Un rapport qualité/prix imbattable. Il serait sot de s'en priver..





Bien sûr, même masqué, Pierre, le preux chevalier, reste galant.
On ne se refait pas.
Mais ce n'est pas pour déplaire, semble-t-il !

Et puis les plus enthousiastes prirent le chemin du retour, ce qui allait faire 165 km et plus de 2100 mètres de dénivelé. Bravo les gars ! La petite histoire raconte que deux seulement arrivèrent à Charlieu. Le dernier s'étourdit dans un bar à Mably, devant une bière magistrale. On suppose qu'il a fait du stop et qu'il a trouvé quelqu'un pour le ramener à bon port.


Ensuite,  sur les conseils du guide Michel, découverte du village et promenade digestive.  


Le coin du lac est magnifique, avec son ancienne scie à disposition des villageois, alimentée par une  roue à aube. Il suffisait d'ouvrir une vanne, juste au-dessus pour découper ses planches. 

Et puis, en cours de la balade, du haut d'une sorte de mirador panoramique, on prit la pose pour immortaliser l'instant. Vélo ou pas, tout le monde avait la pêche. Une belle journée de soleil, de plaisir et d'amitié. Merci à tous.

  


mercredi 5 août 2020

Une sortie au fil de l'eau

Les chaleurs de la fin juillet ont conduit à avancer l'heure des sorties, pour n'en pas subir les excès.
Mais la météo aime bien narguer même les plus prévoyants. Voilà que ce matin, à 7h30, il faisait tout juste 12° et il avait fallu enfiler une petite laine supplémentaire !


Francis, le "chef de route", était-il en petite forme ? Avait-il mal dormi ? voulait-il se faire pardonner les longues sorties précédentes, au fort dénivelé sous le cagnard ? On ne saura jamais...
Bref,  prétextant la force du vent, il proposa un itinéraire soft et campagnard ; du genre "sortie hivernale quand on contourne les bosses et évite les coups de chaud et froid".

Direction le canal de la Loire, Artaix, Avrily, Chassenard, jusqu'à Digoin..., à bonne vitesse, sans guère regarder derrière les petites jambes qui avaient du mal à suivre ! Mais ce pédagogue-né voulait sans doute nous montrer ce qu'est une écluse. Peut-être que dans la classe certains élèves n'en avaient jamais vu !
  

Puis, tout à côté, deuxième leçon de choses : le pont-canal de Digoin, cette spécialité bourguignonne si rare en France. Il fallut bien sûr immortaliser l'instant. Guy s'exécuta sans tarder. Guy le grand (quel abri quand le vent est contraire !) Guy le gentil bien sûr, mais surtout Guy le tendre, le bucolique, qui n'oublia pas de remarquer la beauté des canards sur l'eau calme du canal.


Encore une photo pour repérer tous les présents et vite fait bien fait retour sans musarder. Le vent, désormais peu plus favorable, poussa les coursiers afin de rattraper le temps perdu. Mais pour vérifier que le temps perdu n'est jamais rattrapé, Francis se chargea de retarder le groupe. Un coup de pompe par-ci, deux crevaisons par là, et l'on arriva à Charlieu midi passé !

Belle sortie tout de même de 105 km. Distance que l'auteur de ces lignes n'avait parcouru depuis plus d'un an ! On taira la faiblesse du dénivelé. Heureusement qu'il avait fallu grimper à Bourg le Comte.

Merci chef, on t'aime bien !


lundi 6 juillet 2020

Et c'est reparti !

Oui, c'est reparti ! 
Après le déconfinement et la possibilité de rouler à nouveau en petit groupe, les cyclos ne se sont pas fait prier.

Certes il est fini le temps où les poignées de main inauguraient chaque sortie. Les coups de coude les ont remplacées, "shakées" comme on dit à l'anglaise, échangées amicalement entre les plus fragiles (vieux ?), les plus timorés ou simplement les plus respectueux des règles

Les embrassades sont laissées aux plus téméraires, aux plus bravaches ... Il en est quelques uns, on en a eu récemment la démonstration...

Bref les sorties ont repris.



Ce temps de confinement ne fut pas seulement un temps d'enfermement. Depuis le 11 mai, jour où les randos solitaires étaient autorisées, les kilomètres se sont ajoutés, si bien que le monde se partage -pour paraphraser Clint Eastwood-  en deux catégories : "ceux qui sont entraînés et ceux qui traînent".

Votre serviteur fait partie de la seconde catégorie, bien sûr.  La première est brillante, affûtée et heureuse... 

Quelques photos illustrent cela.

C'était la semaine dernière à la Loge des Gardes, par une belle matinée d'été. Ils étaient cinq à avoir malicieusement faussé compagnie à tous les autres. Ils purent parader sur leur rocher à attendre ceux qui n'arrivèrent jamais !







Non ! ils étaient SIX, le petit dernier s'était fait oublier un instant. Petit ? Pas du tout. Avec son talent, on devrait l'appeler PIERRE LE GRAND ! 

Arrivée triomphale de Pierre au col